Hier soir, funeste 13 novembre, une douceur printanière étrangement apaisante plane sur Paris. Tandis que, loin de moi, démarrent les tristes commémorations, je suis heureux ; comme tous les jeudis, planqué dans un petit resto italien, je dîne avec la Merveille. C’est notre petite échappée hebdomadaire, elle me raconte sa vie de jeune fille étudiante parisienne et j’essaie de ne pas trop jouer au vieux daron.

J’aime bien ces moments que nous passons tous les deux.

Affiche fluctuant nec mergitur - commémoration du 13 novembre 2015

En nous promenant sur les trottoirs de Montparnasse, une affiche me rappelle qu’il y a 10 ans, à la même heure, débutait une tragédie. Là, tout est calme, les étudiants sur les terrasses profitent joyeusement des méfaits du dérèglement climatique. Il est 21 heures et il fait encore 16 degrés…

Une dernière bise, son beau sourire, je repars le cœur léger ; c’est une belle soirée !