lundi, 6 avril 2020

Là-bas...

 

Baron noir...

« Le baron noir » est une excellente série politique qui fait les beaux jours de C+. Entre intrigues, manipulations, coups fourrés, nombre de commentateurs, lors de sa sortie, ont loué la crédibilité du scénario comparé au monde réel de la politique française.

 

Et pour cause, le baron noir existe vraiment et s‘appelle Julien Dray !

 

Je confesse ma surprise à cette nouvelle ; s’il est bien un personnage politique de ma génération, j’avoue que je l’avais toujours considéré comme de seconds ordres, ambitieux certes, mais un peu loser quand même !

 

Mais voilà, c’est souvent l’image qu’ont les hommes de l’ombre ; s’il venait à être trop à la lumière, il perdrait l’intérêt que les grands leur portent.

 

« C’est toujours moi qui fais le sale boulot » écrit par Marie Bordet et Laurent Telo (ed. Fayard) est l’épopée politique de Julien Dray, de ses réussites, de ses échecs, de ses gloires et de ses regrets.

 

Proche de Mitterrand, il eut un moment de disgrâce sous Jospin avant de rebondir avec Hollande ; peut-être son aventure aurait-elle été autre si la première dame d’alors ne l’avait pas pris en grippe. Il a bien essayé de se relancer avec Macron, mais une sale affaire de montre ayant refait surface…

 

Grand manipulateur devant l’éternel, notamment de la jeunesse ; SOS Racisme, c’est lui, les manifs étudiantes contre Devaquets aussi ; il est fascinant de constater au regard de l’histoire comment, jeune ado puis jeune adulte je me suis fait manœuvrer quand je croyais sincèrement à la spontanéité de nos révoltes. Il est certain qu’après la lecture de ce livre, l’on voit les mouvements sociaux d’un autre œil, surtout concernant les réelles raisons de ceux qui les lancent !

 

Un livre passionnant à lire pour qui aime un peu l’histoire contemporaine, notamment celle de la politique des années Mitterrand !

4° de couvertures :

Le Baron noir, c’est son surnom depuis 1988. Parce que Julien Dray est un virtuose de l’échiquier politique, parfois clandestin, souvent aux premières loges des grandes péripéties de la gauche et de la droite contemporaines. Indispensable à Mitterrand pour se faire réélire. Indispensable à Hollande pour triompher. Indispensable à Macron quand il décide de se mettre en marche. Entremetteur pour Chirac et Sarkozy. Entre machinations et trahisons, entre combinaisons et combines de génie, affaires horlogères et manip en tout genre, immersion dans les coulisses des rocambolesques aventures de Julien Dray. 

Enquête, témoignages exclusifs et révélations sur quarante ans d’histoire secrète de vie politique française. Marie Bordet, journaliste au Point, et Laurent Telo, journaliste à M le Magazine du Monde, ont rencontré Julien Dray et ceux qui l’ont côtoyé.
 

Page 90 :

 

 

 

dimanche, 5 avril 2020

Zone de netteté...

14/52 de Virginie…

 

Cette semaine, Virginie nous demande de vous donner une petite leçon sur la profondeur de Champ. Pour faire simple, la profondeur de champ c’est la plage de mise au point de la photo : plus est grande, plus la photo est nette du premier plan à l’arrière-plan.

 

En général, une grande profondeur de champ est utilisée pour les photos de paysage par exemple, où l’on n’a pas du tout envie d’avoir du flou. A contrario, souvent pour un portrait, l’on va utiliser une faible profondeur de champ pour avoir un visage net et un fond flou (flou que l’on appelle un Bokeh et dont la qualité dépend beaucoup de l’optique utilisée).

 

Pour jouer sur la profondeur de champ, il faut jouer sur l’ouverture, plus cette dernière est grande - f22 par exemple, moins elle laisse passer de la lumière (oui, dit comme cela, ce n’est pas très logique) et plus la photo sera nette (mais plus le temps de pause sera long !).

Pour faire un beau portrait, on privilégiera une ouverture à f2.2, voir 1.8 si l’optique le permet, pour avoir un visage très net et un fond flou.

 

C’est le grand principe de base parfois difficile sur les appareils simples tout automatiques qui ne permettent pas ce type de réglage, il faut alors souvent passer par les modes portrait ou paysage par exemple.

 

Il y a un autre type de photo où, pour des raisons techniques, l’on travaille beaucoup sur la profondeur de champ, c’est la macro photographie. Pour photographier de près on utilise des optiques ou des focales très gourmandes en lumière, et souvent l’on a en plus besoin d’une vitesse élevée pour saisir un sujet rarement immobile (même une fleur, avec une petite brise, cela deviens un enfer à photographier).

 

 

 

J’ai choisi cette photo faite cette semaine, qui montre bien la plage de netteté avec une courte profondeur de champ de quelques centimètres au centre de l’image ; premier et arrière plan flou…

 

J’ai fait une quinzaine d’images toutes floues, sauf celle-là…

samedi, 4 avril 2020

le samedi c'est hit-parade...

N° 1 au hit-parade le 27 septembre 1975

 

« Le Schmilblick » sera le premier grand succès de Coluche, jeune comique qui monte alors 4 à 4 les marches de la gloire.

Ce sketch pastiche le « Schmilblic », un jeu télévisé à succès présenté en duplex par Guy Lux et un présentateur (trice) local. Il consiste à faire deviner au public un objet, chacun ayant droit à une question et une réponse. Dans la parodie de Coluche, ce sont Martin Lamotte et Christine Dejoux qui jouent le rôle des présentateurs tandis que Coluche interprète les divers concurrents.

 

Le succès fut tel, que Guy Lux  accepta de rejouer le sketch en jouant son propre rôle !

 

Pour la petite histoire, le nom « Schmilblick » vient d’un sketch de Pierre Dac en 1950 et depuis passé dans le langage populaire pour désigner un truc, un machin bizarre ; un schmilblick quoi…

 

 

vendredi, 3 avril 2020

Morfales...

On profite du confinemment pour retrouver le plaisir de la macro…

 

 

jeudi, 2 avril 2020

Une ombre plane...

 

mardi, 31 mars 2020

Toutes les histoires d’amour du monde...

J’ai lu plein de livres dont je ne vous ai pas encore parlé, confinement oblige si cela peut vous donner des idées.

OK, c’est ballot puisque les librairies sont fermées et que si l’on peut éviter d’offrir des sous à Amazon !!!

Mais bon…

 

Aujourd’hui je voudrais vous entretenir de Baptiste Beaulieu, ce médecin blogueur, chroniqueur, écrivain que j’aime beaucoup et que j’ai déjà évoqué ici et là.

 

« Toutes les histoires d’amour du monde » son dernier roman est juste un bonheur, un plaisir de lecture qui, âme sensible attention, est capable de vous sortir des larmichettes.

 

Une grande histoire d’amour entre un père et un fils pourtant fâchés, et d’un père et d’un grand-père et d’un grand-père… Bref plein d’épopée d’amour qui se rencontre, une vie, des vies qui se reconstituent au fil du déchiffrage des lettres que le grand-père a laissé dans une malle adresser à une mystérieuse Anne-Lise Schmidt. Une enquête de Jean, son petit-fils et une légende familiale qui brusquement s’appréhende sous un nouveau jour. C’est aussi l’histoire de la malchance, ou plutôt de la chance dans le malheur.

 

Mais au final, c’est toujours l’amour qui l’emporte !

 

Tout cela raconté par la plume enjouée de Baptiste Beaulieu qui sait nous mener par le bout du nez. Difficile de lâcher ce livre quant à la fin de chaque chapitre on a envie de connaître la suite…

 

Et puis, en fin de compte, l’on apprend que ce roman n’en est pas un, juste une histoire légèrement romancée pour le plaisir des mots ; d’ailleurs, si vous connaissez Anne-Lise Schmidt, 76 ans le 3 avril 2020, vous êtes prié de contacter l’auteur…

 

4° de Couverture :

 

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt. Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?

Naviguant entre les grands drames du XXe siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

 

Citation :

 

Toutes les épreuves de la terre peuvent se dresser en travers de nos histoires d’Hommes, au moment exact où la mort frappe à la porte, les anciennes haines sont balayées, les défenses tombent et il ne reste que cela : l’urgence d’être présent pour l’autre et de ne pas céder un pouce de terrain à l’aigreur, aux regrets ou à la férocité du monde.

 

 

Le docteur parlait latin et grec et ne se privait pas d’utiliser l’une et l’autre langue pour crâner auprès des petites gens comme nous. C’était un homme très bien, mais du genre à descendre de vélo pour mieux se regarder pédaler.

 

Les Hommes ont trois visages. Celui qu’ils montrent au monde, celui qu’ils montrent à leur famille, et celui qu’ils ne montrent à personne. La Guerre te les mélange et te les casse un peu tous.

 

 

Le contraire de “libre”, ma petite souris, ce n’est pas “captif”, c’est « obéissant”.

 

Je voudrais que la personne qui lit ces lignes et a cette chance infinie d’avoir encore son grand-père, sa grand-mère, l’appelle et lui dise : “Raconte-moi maintenant tout ce que tu n’as jamais dit. Après, il sera trop tard. »

 

On dresse des monuments aux morts qui se sont combattus, on ne dresse jamais rien aux vivants qui ont tendu la main.

 

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