mercredi, 16 octobre 2019

La horde du contrevent...

Il y a des livres que l’on ne sait pas dans quelles catégories classer : Pas science-fiction, encore moins anticipation, ni Fantasy. Imaginaire peut-être, comme le nom du grand prix qu’il a reçu en 2006. Ah oui, parce que ce bouquin ne date pas d’hier ; il est sorti en 2004 !

 

Une chose est certaine, il fait partie de ces histoires où l’on accroche tout de suite, ou alors pas du tout, on aime ou on déteste, je ne vois pas trop où pourrait être le juste milieu !

 

Bref, moi j’ai adoré « La horde du contrevent » d’Alain Damasio (Folio  SF), joli pavé iconoclaste qui nous transporte dans un autre monde, celui du vent et de ses neuf formes, de ces hordes, ici la 34e du neuvième Golgoth, qui partit d’extrêmes avals, vont contrer des années et des années dans l’espoir d’enfin découvrir l’extrême amont et l’origine du vent !

En sous-jacent, si on lit entre les lignes, on peut y voir une réflexion sur les religions et nos sociétés !

 

Si l’histoire est étrange, la forme aussi puisque le livre débute à la page 700 pour finir à la page 0. La forme toujours, l’épopée est racontée tour à tour par chacun de ces 23 membres qu’il soit bordier, troubadour, scribe, prince…

D’ailleurs, surtout au début, il est conseillé de ne pas perdre le marque-page offert (en tout cas en livre de poche !) et qui permet de s’y retrouver entre les 23 hordiers tous aussi attachants les uns que les autres !

Enfin, où l’auteur n’hésite pas à inventer des mots qu’étrangement nous comprenons du premier coup, le tout d’une belle et poétique écriture qui sonne agréablement à nos yeux.

 

Ah oui, et le dénouement !

Dernière ligne du roman pour avoir le fin mot de l’histoire, j’ai adoré !

 

Pour les amateurs du genre, je recommande fortement !

4e de couverture :

 

Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromètre et géomètre, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

 

Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d’un même feu l’aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d’un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d’un pinceau, d’une caméra ou d’une arme…

Chef-d’œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire.

 

Citation :

 

« Le hasard est un allié aussi fugitif que mortel. Il te tue avec la même facilité qu’il te sauve. »

 

« - Messeigneurs de la Frime, bonsoir ! Puisque nous nous connaissons, pour beaucoup, laissez-moi écourter la chamarre et assourdir les violons ! Sur ce gradin en face de vous, rasés de frais, la mèche en vrille et la chemise en vrac, est placée tout à trac – en guenille pour les meilleurs, pour les autres en haillons – la poussière du désert, ou pour mieux dire : sa coagulation… Ils sont l’orage marcheur ! Ils sont la foudre lente ! Ils sont de l’horizon les vingt-trois éclats de verre, les copeaux bleus et les tessons – j’annonce et vous présente, hirondelles et damoiseaux, nobles éologues et porte-drapeaux, la légende de cette terre : la Horde du Contrevent ! »

 

« Fondamentalement le vent c’est : 1, une vitesse ; 2 un coefficient de variation – accélération ou décélération ; et 3, une variable de fluctuation, ou turbulence. »

Page 90 :

 

mardi, 15 octobre 2019

Singing in the rain...

Il est midi en ce 15 octobre et donc l’heure de la photo du mois dont le thème « street photography » a été choisi par Céline in Paris.

 

Sujet qui me va bien, j’aime ce type d’image ; de Willy Ronis à Doisneau ce furent des maîtres du genre, et sûrement le style qui un jour m’a amené à photographier autre chose que les souvenirs de famille !

 

C’était une fin d’après-midi à Paris, presque deux mois qu’il n’avait pas plu. Soudain cet orage, la lumière et les parapluies en ombre chinoise, mon œil n’a pas résisté…

 

Je vous invite à aller voir les propositions de mes petits camarades de jeu :

dimanche, 13 octobre 2019

Temps à grenouilles...

41/52 de Virginie…

 

« Pluie » voilà un thème qui ne pouvait mieux tomber, si j’ose dire, puisque après des mois de disettes, elle est de nouveau de retour depuis quelques jours…

C’est un soulagement pour les jardins, les nappes phréatiques, les champs, la nature en général.

L’autre matin, pour la première fois depuis longtemps j’ai remis ma tenue de pluie avant de sauter sur ma trottinette non motorisée ; la route, les trottoirs étaient brillants et glissants ; joie de gamin en  visant les flaques d’eau…

Je vous fiche mon billet, que si les cieux persistent encore quelques jours à vouloir nous doucher, les fâcheux vont faire leur retour avec leur ralerie sur le temps pas possible qu’il fait…

Si si, ceux-là mêmes qui râlaient contre le soleil et la chaleur des mois passés…

samedi, 12 octobre 2019

Le samedi c'est Hit-Parade...

N°1 au Hit-Parade le 13 janvier 1973

 

Voilà déjà une nouvelle année, et c’est un François qui succède à un François, Claude prenant la place de Frédéric.

 

Depuis 1969, Claude François n’avait plus été en tête du Hit-Parade…

 

« Le lundi au soleil » est un des plus importants succès du chanteur. La légende raconte que chez son producteur, alors qu’il n’était pas content d’un texte qu’on lui soumettait, il entendit  dans un studio d’à côté, un petit jeune au piano qui venait tenter de se faire connaître en proposant ses créations. Immédiatement il sentit que c’était pour lui et alla voir le pianiste ; il s’agissait de Patrick Juvet.

Plus tard ce dernier parlera plutôt d’une commande…

 

Franck Thomas et Jean-Michel Rivat vont écrire les paroles.

 

 

vendredi, 11 octobre 2019

Attente sanglante...

 

Dans l’antichambre du labo

J’attends

Arrivée en avance

Passé en retard

Très

 

Des vieux

Des jeunes

Des riches

Des pauvres

Melting-pot parisien

Tous égaux devant la prise de sang

Devant les résultats

 

Deux secrétaires débordés

Avec ou sans rendez-vous

Râlant devant l’informatique

 

Et j’attends

 

Lumière blanche blafarde

Plancher moche en vraie imitation bois

Ma voisine en faux manteau léopard

70 ans bien tassés

L’ado écouteur incrusté dans l’oreille

Elle n’entend pas qu’on l’appelle

Jeune dame iconoclaste là-bas

Juste en face

Elle lit

Un vrai livre plein de pages

Un truc en papier

Pas d’écran

 

J’attends toujours

Encore

Une demi-heure déjà

 

Le monsieur sérieux lit aussi

Le Figaro Week-end

Il a le look à lire Le Figaro

 

Votre carte vitale

Mutuelle

Ordonnance

À jeun ?

 

OK

 

Je vous laisse patienter

C’est ce que je fais déjà

Alors je patiente

On est 10 comme ça

 

2 secrétaires

2 préleveurs

Un vieux maigre

Une jeune jolie

Elle m’appelle

Questionnaire

Traitement

Maladie

Date de naissance

Adresse

Elle pique bien

Rien senti

J’ai de belle veine

Une chance

2 tubes

 

C’est fini

45 minutes de retard

J’ai faim

Pain au chocolat

Café

Au boulot maintenant !

jeudi, 10 octobre 2019

Théatre...

Vous habitez Tours, ou vous connaissez des gens qui y habite et voudrais faire du théatre ?

L’amoureuse relance ses fameux atelier Théatre tout les jeudi soirs, et il reste des places !

Tout les renseignements sont ici

mercredi, 9 octobre 2019

Méditation (2)...

 

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