mercredi, 5 août 2015

Intime...

J’ai tenu un journal par intermittence, un besoin à certaines périodes de ma vie, sans que je ne sache trop pourquoi !
Ils font du bien à la rédaction, mais souvent j’ai du mal à la relecture, je les trouve bâclé, Pas bien écrit, plein de fautes de style et d’orthographe qui écorchent mon œil critique et certainement la peur de ce que pourrait en penser quelqu’un qui un jour parcourrait mes états d’âme !

Pennac nous expliquait un jour que quoique l’on en dise, l’on écrit toujours dans l’idée d’être lu ; à méditer…

C’est vrai que tous mes journaux intimes sont en général plus ou moins adressés à quelqu’un qui ne les verra jamais…

 

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Le mot du jour : Journal
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mardi, 4 août 2015

Zap...

Il fut un temps que les jeunes ne peuvent même pas imaginer, où la télé s’inquiétait de la forme physique de ses spectateurs. Époque étrange où il fallait se lever de son fauteuil pour changer de chaîne en appuyant sur un gros poussoir mécanique qui bien souvent faisait « clac » quand le contact se faisait !
Certains paresseux utilisaient une longue perche (si, si, je l’ai vu !) pour zapper entre les trois chaînes !
Son papa avait des sous et c’est chez mon meilleur pote que j’ai touché ma première télécommande, objet avec encore peu de boutons qui fascinait le gamin que j’étais ; je pense qu’à nous deux on a usé plusieurs jeux de pile pour essayer !
Il en fallait peu pour nous amuser.

Cette première télécommande n’était pas à infrarouge, mais à ultrason, technique qui fut vite abandonné, eut égard, paraît-il à nos amis les animaux qui pouvaient les percevoir, mais surtout parce qu’elles avaient la faculté de traverser les murs pour s’occuper du poste des voisins et donc de créer d’homérique bataille télévisuelle dans les immeubles entre les tenants du match sur la une et ceux du film de la 2…

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Le mot du jour : Infrarouge
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lundi, 3 août 2015

Elle ne fait plus le printemps...

Quand j’étais petit, je me rappelle qu’il y avait encore des hirondelles.

Cela fait un moment que je n’en ai plus vu.

Subsiste, haut dans le ciel, son cousin le martinet qui virevolte un peu de la même façon, mais n’a pas la queue en V.

Si l’hirondelle disparaît, c’est la faute de l’homme, qui par son habitat, sa manière de vivre, les progrès techniques, est en train de la détruire petit à petit.

 

Chez moi, depuis quelques années, ce sont des nids de Grimpereaux qui font leurs nids derrière les volets.

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Quand les petits étaient là, c’était amusant de voir les allers-retours des parents, l’arrivée sur le mur, l’air de rien, partir dans une autre direction que le nid avant de plonger brusquement vers lui, histoire de dérouter d’éventuels prédateurs ; mais pas le photographe…

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Une fois les petits envolés, les deux couples ont quitté le nid, un sou chaque volet que l’on a enfin pu décrocher pour les peindre !

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Je ne connais rien à la vie des grimpereaux, mais je me demande s’ils reviendront l’année prochaine ?

 

 

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Le mot du jour : Hirondelle
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dimanche, 2 août 2015

narcissique...

J’ai beau chercher, je ne me trouve pas de gourou.

J’ai rencontré des gens que j’ai admirés pour ce qu’ils ont fait,

Certains maîtres dans leur domaine qui m’ont inspiré.

J’ai même eu une muse que j’aimais beaucoup…

Mais le seul gourou que je me connais, c’est moi-même !

Je me suis d’une fidélité à toute épreuve ; c’est dingue, vous ne trouvez pas ?

 

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Le mot du jour : Gourou
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Le dimanche c'est Top 50...

N° 1 au Top 50 le 29 décembre 1986

 

Dans la guerre des Baby-Top, Elsa et son « Ne t’en va pas » fut la première à dégainer face à Vanessa Paradis. 8 semaines N° 1 au top 50, à 13 ans, ce n’est pas mal !

Cette chanson m’a marqué pour des raisons bien particulières.

Je vous parlais dans le précédent billet de mon école de cinéma.

Cette ritournelle est tirée de la bande originale du film « La femme de vie » de Régis Wargnier dans lequel joue  Elsa aux côtés de Jane Birkin, Jean-Louis Tintignant, Christophe Malavoy, Dominique Blanc ou encore Florent Pagny. Beau casting avouons-le.

Bref, c’est sur ce tournage que je fis mon premier stage sur un vrai plateau, que j’ai croisé mes premières stars (bon OK, de loin !), commencer à comprendre les petits métiers de ce métier…

Donc forcément, j’ai une faiblesse pour cette chanson ;-)

 

samedi, 1 août 2015

L'encre au doigts...

 

On ne peut pas dire que mon parcours scolaire fut d’une sérénité totale, j’ai redoublé deux ou trois fois, je ne sais plus, dont le CP, ce qui en soi est déjà une performance.

J’ai appris à lire et écrire tôt, mais force est de constater que j’aimais mieux jouer, et plus j’avançais, plus je m’ennuyais à l’école, préférant partir dans de longue rêverie plutôt que d’essayer de suivre des cours barbants !

En fait j’étais bon dans les matières qui m’intéressaient (histoire, français, économie, physique-chimie, philo…) sans trop bosser, je retenais facilement ce qui était expliqué en classe et une petite relecture suffisait à avoir la moyenne.

Par contre, étrangement, ce qui ne me passionnait pas ne rentrait tout simplement pas !

Les langues, et surtout les mathématiques !

Le cas des math est assez curieux, j’adorais cela en fin de primaire et au début du collège. Je me régalais des histoires de robinet qui se déversait dans des baignoires, de train qui partait à l’heure et d’âge du capitaine ! J’en redemandais même !

Là où les choses se sont gâtées, c’est quand on est tombé du côté obscur des math, le truc abstrait avec des chiffres et des symboles bizarroïdes !

En fait avec le temps, je me suis aperçu que j’ai besoin de concret pour apprendre, de pouvoir visualiser…

Autant vous dire qu’en 5e, on m’a montré la voie de garage en m’expliquant tout le bien que je trouverais certainement en devenant mécanicien ou ce que je veux, tant que je n’ai pas à réfléchir !

Je garde en mémoire cette « conseillère d’orientation » (SIC) à qui j’exprimais mes vœux : faire du cinéma ou alors prof d’histoire, historien ou un truc du genre, ou… Je n’ai pas eu le temps de finir, elle m’a dit qu’il fallait oublier, que « je n’avais pas les capacités intellectuelles » pour ce type d’étude !

Tu parles d’un tact !

Elle aurait pu me dire un truc du genre « jeune homme, vous pouvez, mais pour ça, faut bosser ! »

Que nenni !

Uppercut direct dans la gueule du jeune Gilsoub !

 

Ses mots sont restés gravés dans ma mémoire ! Je suis ressorti anéantis, je crois que je n’ai rien dit à personne !

Ce n’est jamais facile d’avouer aux gens que vous savez enfin que vous êtes con…

 

Autant vous dire que cela ne m’a pas aidé dans la motivation pour continuer, et sans l’acharnement de mes parents à se battre contre les institutions de l’époque qui voulaient me virer du système, j’ignore ce que je serais devenu aujourd’hui.

Bref d’école privée en contrat, de cours d’été et de quelques profs hors norme dans le genre de Pennac j’ai quand même fini dans une salle d’examen à tenter de passer mon BAC.

 

J’avais un moteur en tête, faire mon école de cinéma.

Si l’idée n’enchantait pas plus que cela mes géniteurs, ils ont accepté « Tant que tu es certain que c’est ce que tu veux faire ».

C’était une école privée et pas donnée, mais à l’époque le choix des boîtes sérieuses était plus que limité. L’entrée était sur concours, passé « haut la main », un entretien avec le directeur sur la motivation et le fameux sésame du baccalauréat !

 

Épreuve où j’échouai lamentablement ! Il faut dire que 3 en math coef 6, cela n’arrange pas !

 

Ceci ne fit pas fléchir ma détermination, je mentis, confirmait mon inscription (avec le précieux chèque, cela aide !) et oublia bien évidemment de joindre copie de l’admirable diplôme !

 

Ce fut une année d’étude où enfin je m’éclatais dans ce que j’avais envie de faire, avec de super prof, je jouais au chat et à la souris avec le secrétariat qui me réclamait toujours le célèbre papier. C’est fou comme on est tête en l’air quand on est étudiant ; et j’étais fier d’avoir ma carte, de pouvoir aller manger la bouffe immonde, mais pas chère au CROUSS du coin, comme une petite revanche personnelle.

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Tournage de mon cour métrage “Elle voulait voir la mer”

 

Arriva le concours pour le passage en deuxième année, ils en prenaient 80 sur les 300 que nous étions…

Je finis 22…

Plus jamais on ne m’a demandé le fameux sésame.

Sur mes CV, je marque BAC +3

Au final j’ai pas mal réussi la partie professionnelle de ma vie, mais je me dis que de nos jours, à l’heure de l’informatique, de l’internet et tutti quanti, jamais je n’aurais pu réussir une telle arnaque et que nos jeunes ne sont pas forcément toujours aidés par le progrès technologique.

C’était mes années 1984 à 1987…

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Le mot du jour : Flêchir.
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vendredi, 31 juillet 2015

Dans le bleu de ses veines...

1984, la vie, des fois, a un avant-goût d’enfer…

 

Dans le bleu de ces veines

Elle a fermé les chaînes

De ce triste esclavage

Trop prêt de son âge

 

Loin de notre monde

Elle s’enfonce dans l’immonde

Des plaisirs de la mort

En tentant le sort

 

Dans le bleu de ces veines

S’enfonce ma peine

Et s’oppose à mes larmes

La mort et ces armes

 

Je te voyais mourir

Et me sentais pourrir

À ne rien pouvoir faire

Pour te donner de l’air

 

Dans le bleu de tes veines

Le liquide de haine

Une dernière fois a coulé

Une dernière fois t’a saoulé

 

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Le mot du jour : Enfer
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jeudi, 30 juillet 2015

C'est un complot...

L’autre jour, sur les bords de Seine, pendant la pause déjeuner, je discutais avec mon jeune stagiaire, 22 ans.

C’est un petit gars bien qui veut s’en sortir. Il vient de ses banlieues dites difficiles, il a quitté le système scolaire de bonne heure.

Alors que dans le ciel bleu, au loin, passait un avion voyant la traînée qui s’étirait en petit nuage, il m’expliqua qu’il avait lu sur internet que ce n’était pas naturel, qu’en fait ils étaient en train de disperser du poison

La discussion se poursuit sur ses doutes sur les attentats de Charlie, sur la disparition du Boeing de Malaysia Airline (c’est un coup des Ricains !) et bien sûr les attentats du 11 septembre !

Le sandwich fini, j’ai oublié le programme prévu et passé l’après-midi à lui apprendre à utiliser son sens critique, à chercher sur internet toutes les informations et non pas seulement celle qui correspond à ses croyances, à se poser une question à laquelle résistent peu des théories : : « À qui profite le crime et pourquoi ? ». À se renseigner sur l’obédience, la couleur politique des sites, des gens qui écrivent ces articles qui font la propagande de la théorie du complot. Souvent de l’extrême droite, des mouvements anti tout et n’importe quoi, en général anti-américain, mais pour mieux faire l’apologie de la Russie comme au temps de la guerre froide !

Je n’ai pas une grande passion pour les visées hégémoniques et réelles des USA, mais ce n’est pas une raison pour nous vendre du Poutine, un des pires dictateurs que compte le monde actuel !

 

Il y a peu encore, cela me faisait rigoler, avant on appelait cela des rumeurs, et quand j’étais gamins, c’était des femmes enlevées dans les cabines d’essayage pour la traite des blanches, de lâcher de vipère par avion (Tu vois la gueule de la vipére quand elle s’écrase au sol, nan parce qu’on lui met pas de parachute !) ; aujourd’hui ces théories me font peur, dans le sens qu’avec internet elle se propage de manière irrationnelle, et qu’elles sont prises  pour argent comptant, alors que l’on pourrait leur opposer les mêmes arguments qu’ils assènent au média « classique » : manque de rigueur, information orientée, mensongère, manipulation…

 

Bref, tout cela pour dire qu’aujourd’hui j’ai lu sur Slate un article très intéressant sur cette fameuse théorie du complot. À lire absolument !

 

Mais comme disait un ami, ce papier est certainement un coup monté par les Chinois du FBI !

Jazzy...


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Pour tout amateur de Jazz qui se respecte, le concert vu en début de mois, par deux des plus grands pianistes du monde, était un moment grandiose pour les oreilles.


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Chick Corea (74 ans) et Herbie Hancock (75 ans) voilà deux géants qui se complètent à merveille, qui se répondent et se renvoie la balle en immense virtuose qu’ils sont. Du jazz dans tous ses états, du classique bien sur, mais aussi des incursions du côté du funk, des rythmes d’Amérique latine ou de l’électro.

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Plus de cinquante ans de carrière résumée en deux heures d’émotion d’un concert éblouissant !

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Le pied tape, les doigts claquent, la tête dodeline.

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Et en plus pour le côté photo, ce n’est pas trop difficile…

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Le mot du jour : Dodeliner
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mardi, 28 juillet 2015

Je sais rien, mais je dirais tout...

Un autre clown dont j’aurais pu vous parler et que j’adore, j’ai nommé Pierre Richard. Ce type est un bonheur à lui seul, ses films un antidépresseur non remboursé par la Sécurité sociale. À acteur comique, il préfère le titre d’acteur burlesque.

 

Dans son livre « Je ne sais rien, mais je dirais tout », en collaboration avec Jéremy Imbert, il se raconte de manière assez intime. Ses envies de comédie, ses rages et ses combats. Les messages qu’il a voulu faire passer par le rire dans les longs-métrages tournés comme réalisateur ou comédien.

Bien écrit, sous forme de dialogue avec son biographe, voilà un ouvrage réjouissant et léger, qui va très bien à des vacances sans prise de tête.

L’histoire d’une vie où il ne regrette rien…

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4e de couverture :

 

 Et la voilà, l’étoile qui me guide en toutes circonstances : le rêve. Pour moi, la vie est un gros gâteau, avec des tranches de réalité et des tranches de rêve. Ce sont ces dernières que j’avale avec le plus d’appétit, et ça depuis l’enfance. Bien sûr, au fil des temps, j’ai abandonné l’idée d’être Tarzan ou Geronimo, et après quelques années de latence, j’ai trouvé, comme je te l’ai dit, après avoir découvert Danny Kaye, le « truc » : devenir acteur. Ainsi, je pouvais continuer à poursuivre mes rêves d’enfance, jouer à être un autre. Vivre mille aventures à travers les personnages que j’interprétais. Je suis devenu publiciste, avocat, éducateur social, psychanalyste, mais à ma façon. Seulement voilà, être comédien, c’est quoi ? Donner vie à des personnages que vous n’êtes pas, avec le plus de réalisme possible, de vérité surtout. Et paradoxalement, c’est toujours moi qu’on retrouve derrière ces personnages et non le contraire. C’est peut-être pourquoi j’ai toujours douté d’être un comédien. C’était toujours moi, confronté à des situations comiques : distrait, inadapté, malchanceux, timide.  (Pierre Richard)

 

Roulement de tambour...

J’ai toujours aimé le cirque, je dois tenir cela de mon père ; emmenez-moi voir un spectacle et je redeviens le gamin que j’étais au milieu des années 1970.

À la maison, on a eu la télévision par intermittence, et quand on l’avait, les programmes que l’on pouvait regarder étaient très contrôlés. D’ailleurs, le poste était dans la chambre parentale !

Pour mon plus grand bonheur, la piste aux étoiles faisait partie des émissions autorisées.

J’écarquillais les yeux devant les équilibristes, les dompteurs et leurs « tigrrrres blancs du Bengale ! », les trapézistes, mais le moment que j’attendais le plus, c’était les clowns !

Il y avait l’auguste et son alter ego le clown blanc, et ils leur arrivaient plein de péripéties, et je me marrais, marrais, marrais…

 



 

   

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Le mot du jour :Clown
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Au tord boyaux...

Il suffit de lire ce blogue pour savoir que j’aime les bistrots, les vrais avec un zinc, ses poivrots, son patron, grandes gueules, le café et le plat sur le pouce…

Il y a même un mot-clef « bistrot », c’est vous dire…

Trop de souvenirs pour en choisir un seul, ce n’est pas un moment, mais des bons moments, des amitiés, des potes ; la vie…

lundi, 27 juillet 2015

Conjugaison…

J’aime aimer

J’aime être aimé

J’aime faire l’amour

J’aime qu’elle me fasse l’amour

 

J’aime avoir aimé

J’aime avoir été aimé

J’aime l’amour que nous faisions

J’aime le souvenir de ce que nous étions

 

J’aimerais encore aimer

J’aimerais encore être aimé

J’aimerais l’amour que nous ferons

J’aimerais ce que nous serons…

 

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Le mot du jour : Amour
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dimanche, 26 juillet 2015

La première…

Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbé que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressé, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais. Pour être honnête, je m’étais déjà relevé, plus ou moins droit, plein de hardiesse, et puis rapidement, je rebaissais la tête, après tout, c’est notre nature d’être… 

On me disait ici et là que mes congénères étaient bien plus actifs, qu’il se redressait bien plus souvent que moi, et même plus… 
On le disait oui, J’étais jeune, mais eux aussi alors, étais-je normal ? Et plus je me le demandais, moins j’osais relever la tête… 
Et puis un jour est arrivé cette main secourable, différente des autres que je connaissais, du moins quand je dis des autres, je pourrais parler au singulier, parce que…
Elle, elle était plus douce, plus calme, caressante, moi qui n’avais connu alors que de maladroite frénésie. Elle m’a tout de suite mise en confiance, alors fière de mes 16 ans, j’ai relevé la tête, plus haute que je ne l’avais jamais fait, plus droite, Plus ferme que jamais, et puis je l’ai regardé dans les yeux, et là, tout a explosé, comme dans un grand feu d’artifice !

C’est là que j’ai entendu une voix qui disait : « Ne t’en fais pas, cela arrive parfois… Surtout la première fois… »

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Texte initialement paru le 31/03/2008 en participation au Sablier de printemps (amorce 8)
 
 
A ceux qui me demanderont si ce petit texte écrit en 2008 fais partie des souvenir de mes petit cailloux, je répondrais “Joker” ;-)
 
(N’empêche que c’était bien sympa ces “Sablier…” )

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Le mot du jour : Zizi
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Le dimanche c'est Top 50...

1er au Top 50 le 03 novembre 1986

 

Celui-là je peux vous dire que les voisins l’ont écouté plusieurs semaines de suite…

et tant pis s’ils n’étaient pas d’accord !

Enfin du rock, du bon, du hard comme on disait, un truc de sauvage  qui ne l’est pas tant que cela !

 

« TheFinal Countdown » des Suédois d’Europe, tiré de leur troisième album, fera un carton planétaire !

 

Le clip nous montre ces quatre garçons, longs cheveux peroxydés et permanentés, bouches maquillées et pantalons moulants, sur scène lors d’un de leurs nombreux concerts.

 

Ce qui m’amuse dans ce clip, ce sont toutes les références à un tournage vidéo, avec du matériel de l’époque, matériel sur lequel j’apprends alors mon métier. Les incrustes de time code sont ceux d’une BVE 900 de Sony…

 

Souvenir, souvenir…

 

Bref j’ai aimé et je me le réécoute encore une fois…

samedi, 25 juillet 2015

Les WC étaient fermé de l'intérieur...

Ah les vieilles maisons…

Au départ il s’agissait juste de remettre un plafond (enfin !) après le changement des trois poutres de l’été dernier, remplacer le plancher HS et donner un coup de propre au mur…

Faire les finitions des toilettes, carrelage compris…

Voilà, voilà…

3 fois rien…

Du coup puisque travaux j’en profite pour refaire l’électricité…

Ben oui quoi…

Bon le faux plafond est posé, et là, on s’aperçoit que le mur des W.-C., en magnifique mâchefer dur à casser et lourd comme un âne mort ne repose sur pas grand-chose qu’un vieux plancher à refaire, et n’est même pas solidaire du mur de derrière…

Bon, on casse et on refera une cloison légère…

Voilà, voilà…

C’est sympa des grands lieux d’aisance aussi, même si c’est au détriment de l’intimité, je me tâte à remettre une cloison…

 

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Bon la maison date de 1859, soit une époque ou le concept même de W.-C. n’était pas vraiment d’actualité, donc ils ont été mis là un peu en bricolo…

Soit sur une dalle pour le surélever, rapport à l’évacuation des eaux usées…

Las…

Une fois le mur tombé, l’on s’aperçoit que la dalle, tout aussi lourd que le mur, supportant le trône, a été coulé directement, lui aussi, sur le plancher…

Ceci expliquant certainement en partie l’affaissement dudit plancher !

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Le miracle étant aussi, alors que vacant à quelques besoins naturels, je ne me suis pas retrouvé chez le voisin du dessous en fâcheuse posture…

Les vielles baraquent, on ne sait jamais comment cela tient, mais cela tient !

 

Bref, du coup, il faut tout casser et refaire…

Voilà, voilà…

 

Par contre le côté sympa des choses, en enlevant les vielles plinthe en bois, cette inscription derrière l’une d’elles :

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« Reposée le 1 mars 1889 », soit presque 130 ans !

 

Et le petit côté émouvant, cette frise de papier peint découverte dessous, donc encore un peu plus ancienne…

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Heureusement que j’ai des potes bricoleur !

Bon aller, j’y vais, il y a des gravats qui m’attendent…

C'est flou...

1982, je suis certain de la date, parce que j’allais au lycée à Paris et que je n’avais pas encore 18 ans.

Je prenais les transports en commun tous les jours pour rejoindre mon école dans un quartier chic de Paris, pas que je le veuille spécialement, mais les parents insistaient, alors…

La première fois que je m’en suis aperçu, c’est dans le métro. Je trouvais bizarre que les lettres ne soient pas vraiment nettes sur les panneaux et les publicités, franchement, ils auraient pu faire un effort.

Et puis en cour, certains profs à l’écriture un tantinet abscons m’obligeaient à quitter ma place au fond de la classe pour déchiffrer ce qu’ils griffonnaient, et puis il a bien fallu me rendre à l’évidence, ce n’est pas le monde qui était flou, c’était juste mes yeux qui étaient aussi fainéants que moi.

Ce fut ma première paire de lunettes, encore en vrai verre à l’époque, sur une monture en métal ovale typique de ces années quatre-vingt…

L’année suivante sur mon permis tout beau était inscrit la mention : « Sous réserve de port de verres correcteurs »

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Le mot du jour : Yeux
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vendredi, 24 juillet 2015

amor...

Il paraît que l’amour rend aveugle, mais peut-on parler de Xérophtalmie ?

Il m’est arrivé d’avoir été victime de cécité sentimentale, mais à bien réfléchir, je ne regrette rien tellement c’était agréable et même que je referais bien une rechute ; et puis cette tendre maladie, c’est le temps qui la soigne, tandis que l’autre, la vraie, je n’ose même pas imaginer !

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Le mot du jour : Xérophtalmie
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jeudi, 23 juillet 2015

Légèrement fumé...

C’était il y a un ou deux ans, entre deux séances de ciné, souvenir d’un Lagavuline dégusté en bonne compagnie dans un bar parisien…

J’aime bien les whiskys tourbés…

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Le mot du jour : Whisky
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mercredi, 22 juillet 2015

Toxique…

C’était dans les années quatre-vingt-dix, il y a prescription maintenant, je ne sais pas ce qu’est devenue celle qui mérita que je lui écrive cet hommage, mais des événements récents dont sont victimes des trés proches me prouvent que les personnes toxiques, de manière consciente ou non, existent toujours bel et bien…
 

Jalouse aspic

Amante épique

Morsure sadique

Là y a un hic

 

Courbe féline

Yeux de gamine

Tu m’embobines

Dans tes épines

 

Amour subit

Regard tacite

Envie limite

Et je te quitte

 

Vengeance amère

Ça c’est ta guerre

Moi je préfère

Tes somnifères

 

Venin acide

Bien trop perfide

Tes yeux humides

C’est trop limpide

 

Je t’ai aimé

Tu m’as trompé

Je m’suis tiré

Tu veux m’noyer

 

 

Poème déjà publié ici…

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Le mot du jour : Venimeux
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