dimanche, 15 septembre 2019

Mappemonde...

Nous voilà déjà le 15 septembre, midi à Paris ; c’est l’heure de la photo du mois dont le thème proposé par Blogoth67 est « Objet(s) de votre enfance ».

 

L’amoureuse vous dirait que je suis un nostalgique qui garde plein de vieux souvenirs, mais un des plus importants, est certainement cette mappemonde qui appartenait à mon grand-père suisse.

Je me souviens que lors de mes vacances neuchâteloises, je pouvais passer des heures à rêver en faisant tourner cette terre de verre du bout des doigts.

En 1977, j’avais 12 ans quand ma grand-mère est morte, et que maman m’a confié se trésor.

Aujourd’hui c’est une pièce de collection ; pour s’en convaincre, il suffit de regarder les noms devenus obsolètes de nombre pays la plupart en Afrique ; sans oublier l’URSS.

 

Même l’ampoule dedans doit être d’origine, je m’angoisse d’ailleurs à l’idée de trouver comment on la change si un jour elle venait à défaillir.

Pour voir les souvenirs de mes petits camarades c’est par ici :

Akaieric, Alexinparis, Amartia, Betty, Blogoth67, Brindille, Cara, Christophe, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marine D, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, Travelparenthesis, Xoliv’, écri’turbulente

Stark...

37/52 de Virginie

 

Cette semaine Virginie nous dit noir et blanc ! Normal pour un jeu photo. Alors je me suis amusé un peu avec Stark, qui correspond tout à fait, quand il est en couleur, à la définition du noir et blanc, et puis j’ai mis en noir et blanc des parties de la photo qui sont trop moches en couleur (oui il faudra qu’un jour je m’attaque à ce sol ! ) ; enfin le reste, je l’ai laissé entre deux eaux, mi-couleur, mi noir et blanc…

 

Bon ben j’y vais avant de vous en faire voir de toutes les couleurs…

 

samedi, 14 septembre 2019

Le samedi c'est Hit-Parade...

On avait déjà parlé de lui, Mike Brant fait partie des abonnées à la plus haute marche du Hit-Parade. En cette année 72, le crooner israélien confirme qu’il fait se pâmer toutes ces dames… Ou presque…

 

N°1 au Hit-Parade le 13 mai 1972

 

Vendu à plus d’un million d’exemplaires, « Qui saura » est certainement un des plus grands succès de Mike Brant. Elle est adaptée de « Ché Sarà » chanson du groupe italien « Ricci e Poveri ».

 

N°1 au Hit-Parade le 28 octobre 1972

 

Encore un grand tube de Mike Brant, « C’est ma prière » à exaucé ses rêves de gloire…

 

mardi, 10 septembre 2019

À la ligne...

Dans la série lecture de mes vacances, voici ce que je considère comme un petit bijou ; un bouquin qui d’une certaine manière m’a donné une baffe !

C’est un premier livre, c’est déjà un grand écrivain !

 

« À la ligne : Feuillets d’usine » est un premier roman (d’ailleurs je m’interroge toujours sur le terme « Roman » pour des livres dont l’auteur ne se cache pas qu’il  s’agit plus ou moins d’autobiographies ! ) de Joseph Ponthus que l’on pourrait qualifier de roman social.

 

Le narrateur a quitté son travail d’éducateur spécialisé pour suivre son amoureuse en Bretagne, et comme il faut bien gagner sa vie, il s’inscrit dans une agence d’intérim et découvre le boulot ouvrier, de nuit comme de jour, les 3 huit, le travail à la chaîne et la répétition des gestes d’abord dans  des conserveries de poissons puis dans des abattoirs ; de temps en  temps, de trop courtes missions le ramènent vers son vrai métier.

 

Pour supporter tout cela, il a écrit une sorte de journal, sous une forme de poésie en prose, sans aucune ponctuation.

Il y décrit ce monde de travail, de survie, la dureté de ses métiers de seconde zone, ses collègues, la hiérarchie et les chefs, bons ou mauvais, petits  ou grands, la solidarité les pleures et les rires…

 

Ses mots sont beaux, percutants, forts, puissants, lyriques…

 

Bref je conseille fortement !

4° de couverture :

 

À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.

Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

 

Grand Prix RTL/Lire 2019

Prix Régine Deforges 2019

Prix Jean Amila-Meckert 2019

Prix du premier roman des lecteurs de la Ville de Paris 2019

 

Citation :

 

Certains ayant vécu une expérience de mort imminente assurent avoir traversé un long tunnel inondé de lumière blanche

Je peux assurer que le purgatoire est juste avant le tunnel de cuisson d’une ligne de bulots

Pourquoi donc continuer

Pour maintenir une production dont je n’ai rien à foutre

Pour tester mes limites

Pour me dire que le bulot n’aura pas ma peau mes bras mes reins mon dos et surtout mon crâne

C’est la viande verte de mon cerveau qui tient

Qui tiendra

 

 

 

Le travail précaire

Au gré des RH qui appellent l’intérim qui ruine toute organisation prolétaire pour covoiturer ou autre

Mais bien plus profondément de manière insidieuse

Je prends un exemple

Tu travailles de nuit ou tu fais une sieste après le boulot

L’agence d’intérim t’appelle

Ton portable est coupé

Message au réveil

« Tu embauches deux heures plus tôt que d’habitude »

L’agence est fermée quand tu essaies de rappeler pour dire que tu ne peux pas

C’est trop tard

Tu devrais être déjà à ton poste

Un autre intérimaire te remplacera demain

 

 

Page 90 :

 

 

 

 

dimanche, 8 septembre 2019

Que la lumière soit...

36/52 de Virginie…

 

Cette semaine Virginie demande qu’on vous montre la lumière…

 

Quand je suis parti en vacances, fin juillet, le jour se levait encore avec moi, vers 6 heures, aujourd’hui, à l’approche de l’automne, il se fait bien plus paresseux, daignant faire poindre ses premiers rayons tandis que je quitte la maison vers 7h ; ce qui donne parfois de bien jolis tableaux…

Je sais déjà que d’ici peu, il fera nuit quand je prendrai mon train…

 

Il paraît que dans pas longtemps, il n’y aura plus de changement d’heure, et que c’est celle d’été qui sera privilégié ; au Cœur de l’hiver, le jour se lèvera vers 9h30…

samedi, 7 septembre 2019

Le samedi c'est Hit-Parade...

N°1 au hit-parade le 22 avril 1972

 

 

Pour être honnête, il faut bien avouer que cette année 1972 est loin d’être la meilleure des années 70, du moins en ce qui concerne le Hit-Parade !

 

Vicky Leandros qui s’empare de la plus haute marche du podium ne va pas relever le niveau !

Sa chanson « Après toi  » vient de sortir gagnante du concours de l’Eurovision pour le Luxembourg ; ceci expliquant peut-être cela !

 

Ce titre a été écrit par le papa de l’interprète, il devait beaucoup aimer le grand Jacques ; dans les paroles l’on retrouve la phrase « Après toi je ne serai que l’ombre de ton ombre », qui ne peut que me rappeler « Ne me quitte pas » :

Laisse-moi devenir

L’ombre de ton ombre

 

jeudi, 5 septembre 2019

Le discours..

Causons un peu d’un petit plaisir de lecture d’été dont la photo avait illustré un billet il y a peu.

Je veux bien sûr parler de « Le discours » de Fabrice Caro plus connu comme auteur de BD sous le pseudo de Fabcaro.

 

Voilà enfin un roman pas prise de tête, qui permet au zygomatique de faire une gymnastique régulière et salvatrice ; il paraît que rire est bon pour la santé !

 

L’action se passe lors d’un dîner familial, vous êtes dans la tête du narrateur à suivre le cheminement complexe de ses multiples pensées et autres interrogations !

 

Il c’est fait larguer il y a peu, et a envoyé, avant le repas, un SMS crucial à son ex… Mais pourquoi ne répond-elle pas ? Est-ce à cause de ce point d’exclamation ? Deux heures déjà, elle aurait dû répondre…

 

Et puis là, le futur beau-frère qui lui demande de faire un discours au mariage de sa sœur ! Ah ? Mais quoi dire ? Voyons…

 

Bref un livre sympa, vite lu, pour passer du bon temps sans prise de tête…

4° de couverture :

 

«Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.

Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion.

 

 

Citation :

 

« Vers trente ans, j’avais dû me rendre à l’évidence : ma puberté était passée sans que disparaisse mon inadaptation au monde. »

 

« Dans les repas de famille, par ma faute, nous avons toujours été un nombre impair à table. Je suis celui qui ne vient pas par deux, je ne suis qu’une moitié d’entité. »

 

« Est-ce que Ludo a déjà trompé ma sœur ? J’en doute. Je me demande même s’il s’est aperçu qu’autour de nous, dans la rue, les magasins, le métro, évoluent d’autres femmes qui ne sont pas ma sœur. Même chose pour elle, je ne pense pas que le concept d’adultère soit dans son esprit autre chose qu’un moteur narratif de romans ou de pièces de boulevard. »

 

« Ces fleurs jaunes existent-elles dans la vraie vie ? Les a-t-on déjà vues ailleurs que sur des toiles cirées ? »

 

« Isabelle appartenait à cette génération d’étudiante qui voulait partir en Afrique, à cette époque c’était une fatalité qui s’abattait sans prévenir sur une certaine frange de la population féminine, on n’y échappait pas, l’acné à douze ans, l’Afrique à dix-neuf, elles attrapaient l’Afrique comme on attrape la varicelle. »

 

« En fait, la seule solution pour que je ne prononce jamais ce discours serait que la cérémonie soit annulée. Et, naïvement, à cette idée, je me surprends à entrevoir une éclaircie, comme s’il existant la moindre chance que cette cérémonie n’ait pas lieu. »

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