Le bête reviens…

Une scène parisienne, comme il y en a tant, mais je ne me fais aucune illusion, elle aurait eu lieu dans n’importe quelle autre ville Française.
Nous étions donc en pause dans une petite, mais chic rue de la capitale quand un taxi s’est arrêté, bloquant comme de coutume la circulation ; le temps, je suppose, de payer, de faire la petite fiche et tutti quanti, un petit embouteillage klaxonnant ce cré derrière.
Énervement visible, cri d’oiseau par la fenêtre d’une fourgonnette.
La porte du taxi s’est enfin ouverte sur une belle femme noire habillée d’un magnifique boubou.
Le taxi repartit, l’estafette des vils gueux s’arrête alors à la hauteur de la dame, l’homme lui criant « salope de black tu l’as volé où le pognon pour pouvoir te payer le taxi ».
En passant à ma hauteur, je n’ai pu réprimer un tonitruant : « Sale connard ! » salué à sa juste valeur par un index tendu à la fenêtre par ce triste poiloux[1].
Triste…

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Note

[1] Poiloux : Homme de néant, misérable.

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