Les baisers du soleil...

C’était Sûrement l’un de mes amours adolescents, les yeux verts, les taches de rousseur et cette tignasse rousse ; et cette voix…
Certainement aussi un de mes premiers émois quand je volais les « Lui » de mes grands frères dans lequel la belle ne cachait rien à ceux qui l’admiraient.

J’ai toujours aimé Marlène Jobert, celle d’hier, qui à joué pour et avec les plus grands (Belmondo, Ventura, Montand, Blier, Lelouch, Pialat, Audiard,Chabrol) et celle d’aujourd’hui devenu raconteuse d’histoire ; je me devais donc de lire son autobiographie. 

Parcourt étonnant que celui de ce petit bout de bonne femme, qui, adolescente se trouvait moche et que rien ne prédestinait à ce métier. 

Enfance pas forcément facile avec une éducation stricte, père militaire oblige.

 

Découverte des joies de la comédie, elle est douée, le sent et se bat pour y arriver.

Celle que beaucoup ont tendance à prendre pour une ingénue idiote, rôles qui lui ont valu beaucoup de triomphe au cinéma et dans lesquels certains voudraient la cantonner, se révèle au contraire une belle intelligente qui mènera finement sa carrière jusque dans les années quatre-vingt, où elle décide d’arrêter pour se consacrer à ses jumelles (à ce propos je n’avais jamais réalisé que la jolie Éva Green était sa fille !), se découvrant par là même un don pour l’écriture de conte pour enfants. Reconversion aboutie.

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Petit livre plein d’anecdotes sur le tournage de films que l’on a vus et revus, sur les succès, sur les échecs, certaine plus croustillants que d’autres. Comme, par exemple, la difficulté pour une gamine talentueuse de province à y arriver dans un milieu où l’on dit alors qu’il faut coucher pour réussir ; et qu’il est vrai que d’avoir refusé la bagatelle avec un Montand fut considéré par le gugusse comme un affront qui lui fermera certaines portes pendant pas mal de temps ; le vieux avait, semble-t-il, la rancune tenace.

 

Heureusement d’autres voyaient d’abord en elle le talent et surtout y ont cru !

C’est l’histoire de celle qui accepte d’être la marionnette des réalisateurs dans les films, mais ne se laisse plus faire et sait ce qu’elle veut une fois le clap de fin retentit.

Une belle dame que j’imaginais toujours jeune et qui malgré ces 74 ans l’est effectivement.

 

Petit livre agréable et sympathique pour qui aime Marlène Jobert, sobre, écrit simplement sans fioritures ; un peu comme elle en somme…

4e de couverture :
 

« On trouvera ici des lumières d’hier qu’il ne m’a pas toujours été agréable de rallumer, mais aussi tous ces moments uniques, ces anecdotes souvent amusantes et ces rencontres exceptionnelles qui ont éclairé ma route. Parfois, c’est étrange, j’ai l’impression de les avoir rêvées, ces rencontres. Et pourtant, non ! Dans cette autobiographie, je n’ai rien oublié d’essentiel. Ni les dessous cachés de mon métier de comédienne, tels que je les ai vécus, ni les blessures secrètes, ni les battements de coeur. » Marlène JOBERT

 

Marlène Jobert a marqué d’une aura singulière le cinéma français des années 1970. Son écriture spontanée, et grave parfois, nous entraîne avec émotion à la suivre tout au long du destin exceptionnel qui fut le sien, comme actrice d’abord, puis comme auteur à succès de contes pour enfants.

 

 

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