Trés mal...

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C’est de la fenêtre de mon bureau que je l’aperçus ; depuis combien de temps était-il là ? Je l’ignore…

 

Il n’avait pas l’air au mieux de sa forme, c’est peu de le dire ! Affalé de tout son long, la tête entre les deux bancs, cela sentait la cuite dans toute sa splendeur.

 

Je l’observais longuement, me demandant s’il fallait appeler des secours ; de temps en temps il bougeait un peu, un semblant de signe de vie comme pour dire : « ne vous inquiétez pas, c’est juste une grosse fatigue… »

 

Les passants passaient, ce qui étymologiquement semble être leur fonction. La plupart détournaient le regard façon je n’ai rien vu, d’autres, tout en continuant leur route, le fixaient tantôt amusé, tantôt compatissant.

 

Enfin, quelques rares bénédictins se sont arrêtés pour s’enquérir de son état réel avant de poursuivre leur chemin ; cela me rassura.

 

Je partis 10 minutes vaquer à quelques occupations professionnelles et quand je revins le banc était vide, à nouveau prêt à recevoir le fessier de quidams de passages…

 

Tout le reste de la journée, j’avais dans la tête la chanson de Bille Deraim…

 

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