lundi, 9 février 2026

Le chêne et le roseau, une histoire de virilité…

Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 7

 

 

09/02 : Roseau

Le Chêne un jour, dit au roseau :
Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;
Un Roitelet  pour vous est un pesant fardeau.
            Le moindre vent qui d’aventure
            Fait rider la face de l’eau,
            Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
            Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
            Dont je couvre le voisinage,
            Vous n’auriez pas tant à souffrir :
            Je vous défendrais de l’orage ;
            Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent. 
La Nature envers vous me semble bien injuste.
 Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
     Les vents me sont moins qu’à vous redoutables. 
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
            Contre leurs coups épouvantables
            Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
            Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
            L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
            Le vent redouble ses efforts,
            Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

Jean de La Fontaine

En route pour ma semaine parisienne, je me gave de Podcast pour faire passer le temps, et la semaine dernière, c’était, entre autres, les trois épisodes d’une série intitulés : « Des mecs solides : Être un homme dans un monde saturé de contenus virilistes ».

Ce sujet pourrait nous amuser par son absurdité, mais il est crucial de ne pas sous-estimer les dangers que représente ce discours masculiniste de plus en plus présent. En effet, les idées qu’il véhicule sont préjudiciables à la société, certe, mais surtout à la santé mentale de certains jeunes hommes, en les poussant à adopter une image stéréotypée du macho, musclé et dépourvu de cerveau. Ils ignorent que, sous ce modèle d’apparence  virile, se cachent bien souvent des mecs fragiles et vulnérables.

Le chêne de la fable, en quelque sorte…

Moi, je préfère encore rester un roseau…

 

Épisodes 1 : Pourquoi les jeunes hommes ne supportent-ils pas leur fragilité ?

Épisode 2 : Pourquoi les hommes ont-ils du mal à parler à leurs amis de leurs émotions ?

Épisode 3 : Est-il possible de sortir du masculinisme ? Un ancien incel raconte.

dimanche, 8 février 2026

À bouche que voilà…

Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 6

08/02 : Bouche

Lips- Helmut Newton 1983

Fan du photographe Helmut Newton, j’ai tout de suite pensé à “Lips”, une photo de 1983 et dont une copie achetée à l’exposition qui avait eu lieu à Paris en 2012 a longtemps orné notre salon de Tours.

Dans le salon -Tours 2021

Toujours dans un carton, elle n’a pas encore retrouvé de place en Bretonnie, mais ce n’est qu’une histoire de temps. Souvent, on ne sait pas pourquoi, une image, une photo, une sculpture vous plaît, vous fascine, provoque quelque chose en vous…

Du gris en couleur…

06 du 52 de Virginie repris par Anne, saison 8

Nous voilà repartis pour une 8e saison des 52 d’Anne.

Bien entendu, c’est ouvert à tous, alors n’hésitez pas à nous rejoindre !

 

Le thème de la semaine :

 

Couleurs…

 

Sur nos plages, beaucoup de restes, tristes et gris, de ce qui fut le mur de l’Atlantique. Heureusement, quelques artistes redonnent un peu de couleurs au béton…

Tout en couleur - Plage de la Torche Janvier 2026Guerre et paix - Plage de Treguenec - Avril 2025

 

samedi, 7 février 2026

Les visiteurs...

Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 6

07/02 : Visiteur

Quand nous nous sommes installés sur notre pointe de Bretonnie, nous nous attendions à être submergés de visiteurs venus nous rendre visite et profiter de la mer. C’était sans compter sur le fait que nous exilions un peu loin de tout, ou presque ; les mauvaises langues, honte à eux, m’ont même dit que nous étions un peu au bout du trou du cul du monde. Effectivement, voyager en train peut s’avérer coûteux, la SNCF n’étant plus vraiment un service public, sauf pour ceux qui ont un bon portefeuille. En ce qui concerne la voiture, il est étonnant de constater que l’on se situe toujours à au moins 500 kilomètres de ceux qui voudraient bien venir ; et vice versa !

Le soleil est de retour - St Gué Février 2026
 

Heureusement, des visites nous en avons quand même, les meilleurs se débrouillent toujours pour passer nous voir, et c’est toujours un plaisir de les recevoir.

En saison, nous avons aussi pas mal de visiteurs bourlingueurs, nous habitons à 50 m du GR 34, qui suit la côte bretonne et nous louons une chambre « chez l’habitant » via une grande plateforme ; souvent des rencontres sympas et enrichissantes avec ses marcheurs ou cyclistes de tout âge.

L'ombre du Goéland - Février 2026

Aujourd’hui, c’est le soleil qui est venu, alors qu’il s’était plutôt fait discret ces derniers temps, laissant la place à la pluie et au vent…

vendredi, 6 février 2026

Mise en abîme…

Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 6

06/02 : Billet

J’avais fait une photo pour mettre en abîme un billet de blog représentant des billets de banque sur un petit billet écrit à la main. Las, Toshop ne veut pas traiter des billets de banque, impossible d’ouvrir ma photo ; pas de problème avec d’autres logiciels.

Interdiction de faire des faux...

Ça m’a bien fait rire, car je peux comprendre qu’une image d’un billet de banque bien plat puisse être trompeuse, surtout si elle est imprimée avec soin. Mais là, une simple photo d’illustration, avec des billets pliés, je ne parierai pas un billet là-dessus pour faire une contrefaçon…

jeudi, 5 février 2026

On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…

Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 6

05/02 : Expression

Merci pour vos réactions à la photo d’hier, et en réponse à Bismarck qui ne trouve plus ses mots, et au risque d’engraisser mon ego, voici un florilége d’expressions qui auraient pu l’accompagner :

  • Elle est canon
  • Elle est troooooop bellllllle
  • Elle est juste incroyable
  • Elle déchire
  • Elle est ouf
  • Une dinguerie, cette photo !
  • Elle est stylée de ouf
  • Elle claque
  • Elle tue
  • Elle en jette
  • Elle est à tomber
  • Elle fait rêver

Il y en a certainement d’autre…

En tout cas, mille mercis pour ces commentaires qui font chaud au coeur !

mercredi, 4 février 2026

Impromptu photographique (de fin de fin de journée)…

Juste une fin d'après midi - Penmarc'h décembre 2025

Un cri dans la nuit…

Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 6

04/02 : Hurlement

Entre chien et loup - Penmarc'h - décembre 1025

Quand j’étais plus jeune, j’aimais à me promener la nuit, sans lampe ; les yeux s’habituent relativement vite à l’obscurité.

Il fut une époque, où habitant Clamart, il m’arrivait souvent d’aller voir des amis situés de l’autre côté du bois. Selon la saison, il n’était pas rare que la nuit fût déjà tombée lorsque je me décidais à regagner mes pénates. Moyennant un substantiel détour, je pouvais rentrer par des trottoirs bien éclairés, mais, comme dans un conte, je préférais souvent traverser le bois pour vérifier si le loup s’y cachait.

En cette époque, le téléphone dans la poche avec sa petite lampe intégrée n’existait pas et la petite forêt ne disposait d’aucun réverbère. C’est donc souvent que je m’enfonçais dans la profonde noirceur des ombres étranges et mouvantes au souffle du vent, des arbres et arbustes de ce petit bois de Clamart. C’est la nuit que les sons deviennent plus intenses, tant ceux de la ville lointaine que ceux de la nature environnante : le cri d’une chouette, peut-être un hibou, un craquement dans un buisson, ou encore un frémissement indistinct. J’aimais bien cette balade nocturne et sa petite montée d’adrénaline, quand même…

Un soir, alors que j’étais sur ce chemin que je connaissais par cœur, un hurlement, humain, j’en suis certain, surgit de la nuit et me figea le sang. Immobile, tous les sens en alerte, j’essayais de distinguer quelque chose, de déterminer d’où venait ce cri alors que le silence se refaisait…

Reflet
 

C’est le cœur battant, toujours aux aguets, que je repris ma route, accélérant le pas.

Le lendemain, je parcourus les journaux locaux, persuadés y trouver un fait divers horrible ; que nenni, rien, nada…

Mais qu’elle était donc ce cri lugubre ?

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