Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 26
28/06 : Peintures
En peinture, je n’y connais pas grand-chose, mais, comme pour beaucoup d’autres formes d’art, j’ai deux axiomes :
1/j’aime ou je n’aime pas.
2/ Le fait que je n’aime pas ne veut pas dire que ce n’est pas de l’art !
Je me souviens d’une conversation que j’ai eue il y a des années avec une amie passionnée de peinture après notre visite de l’exposition consacrée à Salvador Dalí au Centre Pompidou de Paris, que j’avais beaucoup appréciée. Comment la discussion est-elle passée de Dali à Picasso ? Je l’ignore. Malheureusement, j’ai osé lui dire que Picasso, de ce que j’en connaissais, ce n’était pas ma tasse de thé. Que n’avais-je pas dit là ! J’ai eu droit à une leçon sur Picasso, son style, ses périodes, sa vie, son œuvre, et, en conclusion, si je n’aimais pas, c’est juste que je n’avais pas l’éducation artistique suffisante !
Sic…
Ben non, je ne suis pas d’accord, pour moi, une œuvre me parle ou pas, point barre. Et quand elle me parle, des fois, je cherche à en savoir plus sur l’auteur. Certes, Leonard de Vinci est un génie, je ne remets pas en cause sa technique, ni son histoire, ni même celle de la Joconde. Il n’empêche, ce tableau m’a déçu. Je suis bien d’accord pour dire qu’il n’est pas mis en valeur comme il se doit, il est touti riquiqui sur un grand mur du Louvre, loin derrière des barrières de protection, une cage de verre et une horde de Japonais la photographiant, mais bon, voilà, quoi…
Par contre, je me rappelle avoir pris un grand coup en découvrant l’œuvre d’un peintre dont je n’avais jamais entendu parler, preuve de mon inculture en la matière. C’était à Malte, en entrant dans la Cathédrale Saint Jean Baptiste de La Valette, cette gigantesque œuvre qui vous saute à la gueule, « la décollation de Saint-Jean Baptiste » de Le Caravage !
Alors, que l’on soit clair, pour rien au monde, je n’en mettrais une reproduction dans mon salon, bien trop morbide, pas vraiment gai ! Non, ce qui m’a frappé d’entrée, c’est cette lumière qui émane de ce tableau, ou plutôt, le travail sur la lumière ! Je suis resté scotché devant un moment, et c’est ça que j’aime dans l’art, c’est d’être scotché.
Dans un autre genre, j’ai découvert Hooper aux grands palais ou encore Gustave Caillebotte à la Fondation Gianada à Martigny.
J’aime découvrir des artistes dont j’apprends après, à l’air incrédule des érudits, que c’est juste inimaginable que je ne connaisse pas !
Voilà, j’aime ou je n’aime pas, ça me parle ou pas, je me moque que techniquement ce soit comme si ou comme ça, juste, ça me plaît…
ou pas…























