Ce sont des fossettes de dépit que je devais avoir ce matin en allant chercher des croquettes pour le chien dans le garage ; le sol est inondé et le coupable vite trouvé, le chauffe-eau pisse tout ce qu’il peut ! Pourtant, il n’est pas vieux, il date de 2022 !
J’ai coupé le disjoncteur et les deux vannes qui y arrivent. La flotte a cessé de couler. Je pense que c’est juste un joint, mais bon…
Plus d’eau chaude en attendant une intervention, que j’espère urgente dès lundi, de mon plombier, qui en est aussi l’installateur.
Pour l’instant, j’en suis content, la suite dira si j’ai raison ou pas !
Souvent, le vendredi, au boulot, c’est une journée calme.
Et puis la journée est moins longue, à 16 heures, quoiqu’il arrive, je pars.
Il y a une urgence ? Je ne peut pas, j’ai train !
Après, sur les horaires, je ne maîtrise plus, c’est le bon vouloir de Mr SNCF, mais à la fin, à la gare, je retrouve l’Amoureuse pour d’exquises retrouvailles ; et cela fait du bien !
Quand j’étais gamin, en grand rêveur que je suis, j’imaginais souvent avoir domestiqué un aigle, ou un rapace du même acabit, qui me suivait partout où j’allais. Moi, j’étais en classe, mais je savais bien qu’il était perché pas loin, sur un arbre ou sur le toit de l’école ; à moins qu’il soit parti en chasse pour se nourrir, parce qu’évidemment, je n’avais pas à me soucier de ce genre de détails.
En récréation, il me suffisait de siffler pour que le volatile vienne se poser sur mon bras devant l’air ébahi de mes petits camarades ! Il comprenait tout ce que je lui disais et, bien sûr, il veillait sur moi du haut de son ciel ; gare à celui qui voudrait m’agresser, un aigle, cela peut faire mal !
Que je sois en voiture ou en train, l’aigle me suivait partout, bref, c’était un sacré pote…
Des fois, il m’arrive de lever les yeux au ciel, des fois que…
Il y a presque 25 ans, à 20 heures, c’était une gueule de bois généralisé en France. Pour la première fois de la cinquième république, le représentant d’un parti au sombre passé accédait au second tour de l’élection présidentielle. Autant dire que c’était une situation loin d’être banal, une surprise angoissante pour une majorité de gens. À l’époque, les idées sombres, rances et puantes de ce parti sont loin de faire l’unanimité et seront balayées haut la main au second tour.
Aujourd’hui, j’ai peur : pour beaucoup, ces mêmes idées, ces mêmes personnes semblent d’une banalité tout à fait normale. Et le fait qu’ils arrivent maintenant aux portes du pouvoir, ça aussi paraît banal à tellement de gens !
Et quand l’effrayant devient banal, moi, ça me fait peur !
Je ne veux pas dire, mais il y a quand même quelques sombres nuages à l’horizon !
Il ne pleut plus ce matin mais le ciel reste gris, trop, depuis trop longtemps,…
le lundi, c’est la fin du week end.
le lundi matin je retourne à Paris
le lundi matin, je laisse l’Amoureuse jusqu’à vendredi soir !
Mi février, il est 8 h, de nouveau il ne fait plus nuit, juste sombre ! les jours rallongent ! De nouveau je peux entrapercevoir la mer avant de rejoindre la gare.
Il ne pleut plus mais tout est mouillé, trempé !
J’aime pas les lundi matin…
Le tgv est à l’heure ; en fait c’est plutôt un Omnibus à grande vitesse : 8 gares desservies entre Quimper et Montparnasse ! 4 h assis sur un sièges inconfortables.
Playlist Podcast* de voyage dans les oreilles, je rêves de retraite, de vrais voyages en regardant défiler le paysage.
Paysage inondé, impressionnant !
Pauvre gens qui habite là ! Impression parfois d’être dans un bateau qui filerais sur Paris. Ça a un peu baissé depuis la semaine dernière.
J’aime pas le lundi.
Rennes, raccordement du train de Brest, fin du podcast 1 sur Jules Vernes, casque en mode anti bruit, silence, tentative de méditation, les idées passent comme des nuages et sans que je m’en aperçoive, la rêverie prend le pas…
« Billet s’il vous plait », retour à la réalité, le casque anti bruit n’auras servis à rien contre le contrôleur.
J’aime pas le lundi
Allez hop, musique, playlist Deezer en mode aléatoire. Ça attaque par « Regarder passer les train » le dernier Mokaiech ! C’est de circonstance !
Laval, dernier arrêt avant Paris, Francoise Hardy me susurre « partir quand même » ; c’est d’actualité…
Arrivée à Paris accompagné par Gainsbarre et son « sorry angel ».
J’aime pas les lundi matin…
Montparnasse et ses couloirs, 1 kilomètre jusqu’au quai de la ligne 12, si si, un jour j’ai mesuré…
Ambiance pas joyeuse dans le métro, ça fait la gueule, certain dirait : « ben oui, c’est Paris ». Au fond du wagon une dame en grande discussion visio. Elle parle fort, personne à du lui dire qu’il y avait du monde ; c’est ballot elle pensait être seule !
J’aime pas les lundi matin…
« La pluie venait du nord… »
Stop, désolé Stéphane, y en a marre de la pluie, et puis là, j’arrive au boulot; iI est 13h45, on est toujours lundi…
Jusqu’à mon arrivée en Bretonnie, j’ai toujours habité de grandes villes. Et si Penmarc’h, forte de ses 5500 habitants, ne peut être qualifié de village (puisqu’elle a plus de 2000 habitants), elle a la particularité d’être constituée de plusieurs hameau ou village, dont Saint Guénolé et ses 1300 âmes.
Et donc, là, le compte est bon, je peux dire que j’habite un village !
Il est de la taille idéale avec des commerces de proximité accessible à pied, une activité économique qui se maintient peu ou prou avec son port, un centre bien vivant.
Et après ? me direz-vous !
Et bien c’est bien plus sympa que les grandes villes, plus calme, tranquille, des habitants plus proches, moins pressés et accueillants.
Certes, beaucoup plus de choses se trouvent plus loin : cinéma, expo, médecine un peu lourde et un déficit chronique de dentiste ; mais alors, côté qualité et cadre de vie, je ne voudrais pas revenir en arrière !
C’est que je l’aime, mon nouveau village, mon nouveau chez moi !