Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 5
27/01 : Amérique
Joe Dassin le chantait : « L’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurais ». C’était les années 70, les années où les USA paraissaient à beaucoup d’Européens comme un Graal. La musique était américaine, le business était américain, la technologie était américaine, la liberté était américaine, la réussite ne pouvait être qu’avec l’Amérique ; du moins dans l’esprit de ceux qui croyaient au rêve américain.
OK, on oubliait la guerre du Vietnam, l’ingérence et le renversement des gouvernements d’Amérique latine[1] en mettant en place des dictateurs, la ségrégation raciale et toutes ces choses. Je ne faisais pas partie de ces rêveurs, même si j’écoutais déjà beaucoup de musique venant de là-bas.
L’Amérique, c’est en 1997 que je l’ai découverte, en allant passer le jour de l’an à New York, avec l’amie américaine, celle capable de venir de Chicago juste pour fêter mes 50 ans ! J’ai adoré New York, parcouru de long en large durant une semaine. Peut-être la seule ville américaine qui se visite à pied ! Accueil par des douaniers à la mine patibulaire (mais presque) portant des bonnets de père Noël. Cet appartement que l’on nous avait prêté, situé au 28e étage et offrant une vue imprenable sur Central Park. Monter au sommet du Chrysler Building. Découvrir le nom du frère de mon grand-père suisse dans les archives d’Ellis Island, au pied de la statue de la Liberté.
Voir les Twins Tower. Manger une pizza dans le quartier Italien. Se faire offrir la Guinness dans un pub, et un hamburger dans un Mac Do, parce que le temps d’attente était trop long ! Prendre un taxi jaune et tomber sur un chauffeur martiniquais. Visiter une université et en rester pantois devant tant de luxe. Faire le décompte du changement d’année sur Time Square, en regardant descendre la pomme, bouteille de champagne emballé dans un sac en papier à la main. Et encore plein d’autres beaux souvenirs !
Il y a quelques années, on avait envie d’aller voir, en famille, l’amie qui habitait à Chicago. J’ai calé sur le budget !
C’est toujours en projet, en amoureux, mais pour des jours plus heureux qui, je l’espère, reviendront. Pas question de filer mes identifiants, mes mails et autres trucs privés au sbire du vieux schnock orange. Je pense souvent à mon amie, catastrophée par la situation dans son pays, à ma nièce aussi, qui habite et travaille à New York depuis quelques années, et à cette partie de la famille, descendante du frère de mon grand-père, dont j’avais rencontré quelques membres, une fois, à Paris.
L’Amérique, on l’a rêvé, mais ça, c’était avant…
Note(s)
- ^ Une vielle habitude en fait…















