Quand j’étais gamin, en grand rêveur que je suis, j’imaginais souvent avoir domestiqué un aigle, ou un rapace du même acabit, qui me suivait partout où j’allais. Moi, j’étais en classe, mais je savais bien qu’il était perché pas loin, sur un arbre ou sur le toit de l’école ; à moins qu’il soit parti en chasse pour se nourrir, parce qu’évidemment, je n’avais pas à me soucier de ce genre de détails.
En récréation, il me suffisait de siffler pour que le volatile vienne se poser sur mon bras devant l’air ébahi de mes petits camarades ! Il comprenait tout ce que je lui disais et, bien sûr, il veillait sur moi du haut de son ciel ; gare à celui qui voudrait m’agresser, un aigle, cela peut faire mal !
Que je sois en voiture ou en train, l’aigle me suivait partout, bref, c’était un sacré pote…
Des fois, il m’arrive de lever les yeux au ciel, des fois que…
Il y a presque 25 ans, à 20 heures, c’était une gueule de bois généralisé en France. Pour la première fois de la cinquième république, le représentant d’un parti au sombre passé accédait au second tour de l’élection présidentielle. Autant dire que c’était une situation loin d’être banal, une surprise angoissante pour une majorité de gens. À l’époque, les idées sombres, rances et puantes de ce parti sont loin de faire l’unanimité et seront balayées haut la main au second tour.
Aujourd’hui, j’ai peur : pour beaucoup, ces mêmes idées, ces mêmes personnes semblent d’une banalité tout à fait normale. Et le fait qu’ils arrivent maintenant aux portes du pouvoir, ça aussi paraît banal à tellement de gens !
Et quand l’effrayant devient banal, moi, ça me fait peur !
Je ne veux pas dire, mais il y a quand même quelques sombres nuages à l’horizon !
Il ne pleut plus ce matin mais le ciel reste gris, trop, depuis trop longtemps,…
le lundi, c’est la fin du week end.
le lundi matin je retourne à Paris
le lundi matin, je laisse l’Amoureuse jusqu’à vendredi soir !
Mi février, il est 8 h, de nouveau il ne fait plus nuit, juste sombre ! les jours rallongent ! De nouveau je peux entrapercevoir la mer avant de rejoindre la gare.
Il ne pleut plus mais tout est mouillé, trempé !
J’aime pas les lundi matin…
Le tgv est à l’heure ; en fait c’est plutôt un Omnibus à grande vitesse : 8 gares desservies entre Quimper et Montparnasse ! 4 h assis sur un sièges inconfortables.
Playlist Podcast* de voyage dans les oreilles, je rêves de retraite, de vrais voyages en regardant défiler le paysage.
Paysage inondé, impressionnant !
Pauvre gens qui habite là ! Impression parfois d’être dans un bateau qui filerais sur Paris. Ça a un peu baissé depuis la semaine dernière.
J’aime pas le lundi.
Rennes, raccordement du train de Brest, fin du podcast 1 sur Jules Vernes, casque en mode anti bruit, silence, tentative de méditation, les idées passent comme des nuages et sans que je m’en aperçoive, la rêverie prend le pas…
« Billet s’il vous plait », retour à la réalité, le casque anti bruit n’auras servis à rien contre le contrôleur.
J’aime pas le lundi
Allez hop, musique, playlist Deezer en mode aléatoire. Ça attaque par « Regarder passer les train » le dernier Mokaiech ! C’est de circonstance !
Laval, dernier arrêt avant Paris, Francoise Hardy me susurre « partir quand même » ; c’est d’actualité…
Arrivée à Paris accompagné par Gainsbarre et son « sorry angel ».
J’aime pas les lundi matin…
Montparnasse et ses couloirs, 1 kilomètre jusqu’au quai de la ligne 12, si si, un jour j’ai mesuré…
Ambiance pas joyeuse dans le métro, ça fait la gueule, certain dirait : « ben oui, c’est Paris ». Au fond du wagon une dame en grande discussion visio. Elle parle fort, personne à du lui dire qu’il y avait du monde ; c’est ballot elle pensait être seule !
J’aime pas les lundi matin…
« La pluie venait du nord… »
Stop, désolé Stéphane, y en a marre de la pluie, et puis là, j’arrive au boulot; iI est 13h45, on est toujours lundi…
Jusqu’à mon arrivée en Bretonnie, j’ai toujours habité de grandes villes. Et si Penmarc’h, forte de ses 5500 habitants, ne peut être qualifié de village (puisqu’elle a plus de 2000 habitants), elle a la particularité d’être constituée de plusieurs hameau ou village, dont Saint Guénolé et ses 1300 âmes.
Et donc, là, le compte est bon, je peux dire que j’habite un village !
Il est de la taille idéale avec des commerces de proximité accessible à pied, une activité économique qui se maintient peu ou prou avec son port, un centre bien vivant.
Et après ? me direz-vous !
Et bien c’est bien plus sympa que les grandes villes, plus calme, tranquille, des habitants plus proches, moins pressés et accueillants.
Certes, beaucoup plus de choses se trouvent plus loin : cinéma, expo, médecine un peu lourde et un déficit chronique de dentiste ; mais alors, côté qualité et cadre de vie, je ne voudrais pas revenir en arrière !
C’est que je l’aime, mon nouveau village, mon nouveau chez moi !
Je ne suis pas très sucré en général, et je me passe très bien de dessert après un repas. Ce n’est pas si mal, étant donné que, dans la famille, il y a du diabète et que, paraît-il, c’est héréditaire. D’ailleurs, mon toubib surveille ça de très près, si mes analyses restent dans les normes, je ne suis jamais loin de la limite haute !
D’ailleurs, l’hérédité…
Je mets un sucre et demi dans mon thé, mais rien dans mon café ; quand j’ai commencé à boire du thé, mes parents sucraient, quand j’ai commencé à boire du café, ils essayaient d’arrêter le sucre, c’était la mode santé des années 80…
J’ai été surpris par ma première bouchée des gâteaux que ma cousine nous avait rapportés de chez Nina Métayer. Comme c’est souvent le cas avec les pâtisseries, j’attendais une explosion de sucre en bouche, mais ce n’était pas le cas. Au lieu de cela, il y avait juste assez de douceur pour mettre en valeur le goût délicat des autres ingrédients.
Sinon, j’aime bien la confiture, notamment celle de coing (merci, Anne, la tienne est juste délicieuse !) et la framboise, mes deux préférées ! Le matin, une bonne tartine au beurre demi-sel et une bonne couche de confiote ; sublime sucré salé ! J’adore le sucré salé !
On peut remplacer la confiture par du miel, mais pas n’importe lesquels ! Du bon, du vrai, pas la saloperie venue des pays de l’est, mélange souvent douteux de miel de colza sans goût en base et d’un autre plus fort !
Du miel, il m’en reste encore un peu, mais plus beaucoup, de celui que je faisais à Clamart avec mon père. Un fond de pot millésimé automne 1986, miel de tilleul, assez fort ; mais ça, c’est du bon sucre ! Si, si…
Après toutes ces considérations, un petit détail quand même, il ne faut pas me mettre une boîte de Haribo sous les yeux, surtout les frites et les crocodiles en gélatine ! Je la pille en moins de temps qu’il vous faut pour lire ce billet ! Oui, je sais, c’est de la merde, mais les pulsions, que voulez-vous…
Bref, vous l’aurez compris, je ne suis pas sucré…
Quoique…
À tout réfléchir, une meringue avec de la double-crème de Gruyère…