Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 25
19/06: Idiot
J’ai envie de rebondir sur le billet de Bismarck, parce que longtemps, à cause des mathématiques, entre autre, j’ai pensé que j’étais un sombre idiot !
Et pourtant, tout avait à peu près bien commencé. En primaire et jusqu’à la fin de la sixième, on me disait que j’avais l’esprit plus scientifique que littéraire. J’étais bon en calcul mental, j’adorai ; la maîtresse proposait un calcul et il fallait marquer le plus vite possible sur l’ardoise et la montrer à bout de bras. J’étais bon à ce petit jeu avec des logiques genre : 48 + 27 = ? Donc je fais 48 + 30 et je retire 3. Et merde, Aignan a répondu plus vite que moi…
C’est rigolo, je me rappelle encore aujourd’hui de cet institutrice qui nous apprenait le système des bases avec des petit cube ; j’adorais !
J’étais fan des problèmes de train qui parte à l’heure que tonton essaye de rattraper avec sa Mobylette et donc qu’elle est l’âge du capitaine ou de baignoire qui se vide et de robinet qui fuis…
Bref, j’étais bon en math et les notes suivaient…
Et puis, patatras, la cinquième est arrivée ! Et surtout la grande mode de l’époque, qu’on appelait « Mathématique moderne » ; ça faisait bien comme nom ! Je me demande combien sont restés sur le bas-côté avec ça…
Brusquement, les math sont devenues, pour moi, des hiéroglyphes incompréhensibles, plein de parenthèses, d’exposant et de truc qui me parlait absolument plus. Les formules apprise par cœur, mais dont je ne comprenais pas l’utilisation, le moment opportun pour les utiliser, les raisons de les employer…
Pour vous dire, j’ai passé un BAC B, et j’ai eu 3 en math, coef 6 ; autant dire que ça a fait mal !
Une histoire amusante avec la Merveille. Pendant le confinement, elle était alors en quatrième, elle a eu un exercice de math à faire sur lequel elle butait. Naïvement, elle est venue me demander de l’aider. En fait, il s’agissait d’une histoire d’avion qui consumait du carburant, faisait des étapes et des kilomètres avec plein de paramètres à la con. Au final, une histoire d’âge du capitaine à trouver. J’ai donc pris mon stylo et du papier, ainsi qu’une calculatrice. J’ai additionné, soustrait, divisé, et j’ai finalement trouvé un résultat qui me semblait correct. À son air dubitatif, je compris que je venais de rentrer dans le camp des darons qui ne comprennent rien à la vie.
Elle finit, avec l’aide de copine en visio, par réussir l’exercice. Elle me le montra. Il y avait plein de X ou de ab, d’exposant, de parenthèse et autre formule magique .
Avec un petit sourire, je lui fis quand même remarquer qu’au final nous étions d’accord sur le résultat ; juste pas la même méthode…
Et pour le plaisir…






















