Dans mon métier, je travaille souvent sur de grands événements officiels qui demandent des protocoles bien trop précis à mon goût. Et on ne rigole pas avec le protocole !
Moi, planqué dans ma régie, je me contente d’observer toutes les petites mains qui courent à droite et à gauche pour déplacer ici une étiquette, là, vérifier l’alignement d’une chaise ou d’un verre. Ce qui m’amuse, c’est la gestion des drapeaux, le Français toujours coté orateur et à côté, l’Européen, avec ses étoiles qui doivent être en partie visibles. Le pliage pour bien tomber, et bien sûr, sans un pli (sic) ; j’en ai vu galérer un moment. Petit souvenir au Palais des congrès du Futuroscope de Poitiers, Fillion, alors Premier ministre, devait venir clore deux jours de colloque dont je ne me rappelle plus le thème. L’équipe de Matignon est arrivée avec le pupitre, sur mesure, et les drapeaux. Ils ont mis pas loin de deux heures à tout caler, pour, qu’à l’image de la caméra de face, tout tombe au millimètre près, sans faux plis.
Ceux qui me suivent depuis longtemps savent le plaisir que j’ai à écumer les salles de spectacle pour applaudir des artistes que j’aime. Devant l’inflation du prix des places, j’ai beaucoup baissé le rythme des concerts, au point même que je n’ai pas pris de place pour la tournée d’adieu de Thiefaine, il faut dire que je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai vu sur scènes. OK, l’autre raison étant aussi que, pour l’instant, sa seule date parisienne est dans une des pires salles de Paris, à savoir le Zénith ! Acoustique de daube, inconfortable au possible ; s’il rajoute des dates supplémentaires autres part, peut être que…
Du coup, 2026 est une année un peu étrange, pas de concert programmé, mais des spectacles pour rire, pour se faire du bien, se dérider les zygomatiques. Est-ce l’air du temps ? Non, juste les opportunités. En janvier, on a vu Panayotis Pascot à l’Olympia, très sympa. Fin janvier, nous étions invités à Quimper pour voir Michael Gregorio dans une des dernières de son spectacle. Toujours à Quimper, au début des Vacances, c’était le seul en scène de Vérino ; ce type fait du bien, on adore.
Pour moi, la prochaine, c’est Valérie Lemercier à l’Olympia, c’est le bien beau cadeau d’anniversaire que m’a fait mon frère.
Enfin, début février, on ira voir Muriel Robin au Théatre Marigny ; elle n’est pas belle la vie ?
Pour les Parisiens, je crois qu’il reste encore quelques places pour le spectacle d’Alex Lutz, le 20 juin, au Dôme de Paris. Et peut-être au cirque d’hivers, la semaine prochaine. Magnifique moment dont je vous avais déjà parlé…
Mon papa que j’adorais avait, comme beaucoup de papas, une série de blagues récurrente, que nous connaissions par cœur, qu’il ressortait à diverses occasions et qui nous faisait plus ou moins rire en fonction de notre avancée en âge. Celle-ci me faisait bien marrer ; en tout cas avant mes dix ans :
Savez-vous pourquoi les éléphants sont aveugles ?
…
…
Parce qu’ils ont défense d’ivoire…
Poum tchak poum
Voilà voila, il en avait plein d’autres du même acabit, mais, comme il nous fit découvrir Desproge, Robert Lamoureux, Raymond Devos, Alex Metayer et tant d’autres, je lui pardonne ses blagues ; même qu’il m’arrive parfois d’avoir envie de les sortir…
Nous voilà repartis pour une huitième saison des 52 d’Anne.
Bien entendu, c’est ouvert à tous, alors n’hésitez pas à nous rejoindre !
Le thème de la semaine :
Romarin…
Je dois bien avouer que, dans un premier temps, le thème de la semaine m’a laissé perplexe, puis la chance a voulu qu’il y en ait un dans notre petit jardin breton.
Malgré embruns et humidité ambiante, il survit assez bien loin de son climat méditerranéen.