Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 28
19/07 : Serrer
Il y a quelque temps, un dimanche, alors que nous avions décidé, avec l’Amoureuse et sa sœur, de rendre visite à des amis, d’avoir trop serré un trottoir, l’alarme de la voiture tempêtait : « Crevaison ».
Constatation faite, le pneu était HS. Modernité oblige, plus de roues de secours, mais une galette de dépannage qui ferait bien l’affaire le temps de réparer.
Bah, pensais-je de mon bas instinct de mâle alpha, changer une roue, ce n’est qu’histoire de quelques minutes, opération faite maintes et maintes fois, sur moult véhicules : « Ne bougez pas les filles, je m’en occupe !»
Mais le destin est taquin !
D’abord sortir le matériel : le cric, la clef fournie par le constructeur, ma clef en croix bien plus efficace et la galette de secours fixé sous le véhicule. Je pense qu’il existe, chez les ingénieurs automobiles, un jeu stupide qui consiste à trouver le truc le plus chiant pour la récupérer. Après dix minutes à chercher l’énigme, il a bien fallu se plonger dans les centaines de pages du manuel pour trouver la solution. Tire la bobinette planquée dans un coin improbable et la belle galette cherra…
Il n’y a plus qu’à dévisser les boulons… Ha ben tiens ! Étranges, ils ne veulent pas se dévisser ! La clé fournie par le constructeur sous mon poids plie et menace de se briser ! Pas mieux avec la clef en croix ! Quelques badauds aidant, qui semble, à leur dire, savoir s’y prendre mieux, s’y essaient… Que nenni, les boulons ne cèdent pas !
La situation devient un tantinet agaçante, depuis quand des boulons me résistent ? Je pose la question…
C’est le cœur serré que nous décidons finalement d’activer l’option dépannage de l’assurance. Bonheur d’avoir choisi celle des instituteurs, aujourd’hui ouvert à tous ; même le dimanche, ils décrochent dans la minute ! Une demi-heure après un gros camion débarque avec à son bord notre sauveur et ce qui semble être son gamin !
Une affaire de quelque minute ? Que nenni !
Les boulons résistent toujours et encore à l’homme de l’art, au point que, à l’ultime tentative, avec un manche d’un mètre prolongeant la clef, une histoire de bras de levier, il craint que le boulon ne casse !
Finalement, le mécanicien en vient à bout. Il soulève la voiture pour retirer la roue et… Rien ne bouge. Sans boulons, elle semble collée. Je vous passe les détails ; il faudra encore un bon quart d’heure, pour qu’à coups de masse, de cale en bois, de levier divers et autres outils, il parvienne enfin à retirer la roue récalcitrante et mettre la galette !
Nous nous serrâmes la main, et le vîmes repartir la larme à l’œil…
Au final nous dûmes changer les quatre pneus, nous savions déjà que deux étaient en fin de vie. Celui blessé étant irréparable, nous avons donc aussi dû changer son jumeau.
Il nous a fallu desserrer les cordons de la bourse d’un budget déjà serré…
Il nous faut maintenant nous serrer la vis pour ne pas devoir se serrer la ceinture !













