Nous voilà repartis pour une 8e saison des 52 de Anne.
Bien entendu, c’est ouvert à tous, alors n’hésitez pas à nous rejoindre !
Le thème de la semaine :
Savon…
Voilà un thème, véritable planche savonneuse casse-gueule, qui m’a donné du fil à retordre ! J’ai bien essayé de faire des images avec des savonnettes ; soyons clairs, la nature morte est un art que je ne maîtrise pas ! Je me suis dit : « et si je ressortais des images de manif, histoire de montrer des gens qui passent un savon au gouvernement » ; et puis, bof…
Alors je me suis dit : et si je leur proposais une soirée mousse ?
Bon, OK, ce n’est pas vraiment du savon, mais plutôt de l’écume, mais en photo, ça fait la rue Michel[1], non ?
Note(s)
^le compte y est ; ça suffit ; c’est assezOrigine et définition Cette expression familière, attestée au XIXe siècle, provient d’un jeu de mots digne de l’Almanach Vermot, basé sur la rue Michel-le-Comte, dans le quartier du Marais à Paris ().Cette expression est apparue après 1806, lorsque cette rue a ainsi été nommée.Elle serait venue des conducteurs de fiacre qui, une fois leur client déposé dans la rue (ou à proximité) et l’argent de la course reçu, leur signifiait ainsi avoir le montant nécessaire.Selon certains, elle aurait aussi pu être popularisée par les journalistes des nombreux quotidiens installés dans la rue Réaumur, située à quelques pas de la rue Michel-le-Comte.
C’est marrant, tout de suite ce mot me fait penser à la politique ! Peut-être parce que l’on rentre en période électorale ? Va savoir…
Ah, la politique, cet art subtil de promettre l’impossible pour mieux justifier l’inaction, qui joue des espoirs comme un magicien joue de ses cartes.
Les discours enflammés vont se succéder, promettant justice sociale, transparence et renouveau de la France, tandis qu’en coulisses bruisseront des calculs mesquins et autre compromis honteux.
Il n’y a pas de raison que cela change, les lois se votent à la hâte, non pour leur pertinence, mais en fonction des faits divers ou de leur opportunité électorale ; mais les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient[1] et s’évaporeront dès les premières réalités budgétaires ou législatives.
À l’international, le cynisme prend des allures de tragédie.
Les grandes puissances brandissent les droits de l’homme comme une arme, tandis que leurs intérêts économiques dictent leurs moralités.
Les guerres se déclenchent au nom de la démocratie, mais se prolongent pour le pétrole ou les minerais rares.
Les traités de paix s’écrivent, quand ils s’écrivent, à l’encre sympathique dans le sang des anonymes.
Le peuple, lui, reste spectateur, tantôt amusé, tantôt révolté, mais toujours impuissant face à ce grand guignolesque où le pouvoir se moque de ceux qui le lui a confié
J’ai l’odorat assez développé, je sens facilement des odeurs avant les autres, ce qui est utile quand ce sont des odeurs de cramé ! Mais l’odeur que je préfère reste celle iodée de mon coin de paradis. J’entends d’ici les moqueurs ; eh non, nulle odeur de varech ou autre pourriture dans mon coin.
C’est cette chose insaisissable qui, dès que je descends de la voiture le vendredi soir, remplit mes poumons et m’annonce : « Voilà, tu es chez toi ! »
Dehors, le vent souffle fort, avec des rafales approchant les 120 km/h. La pluie cingle violemment les vitres ; dedans, il fait bon au coin du feu, j’écoute la maison craquer sous les coups de boutoir d’Éole. Sentiment de sécurité dans ce cocon qu’est notre maison. Le calme intérieur versus la violence de Goretti, première grosse tempête de la saison.
À l’abris de la tempête Goretti
C’est maintenant à notre tour de faire la une météo des chaînes d’info. Depuis trois jours, depuis la pointe occidentale de notre chère Bretonnie, nous avons observé le désordre national causé par une, plus ou moins, fine couche de neige. On oublie vite que l’hiver, il fait froid et qu’il peut neiger autre part que dans les stations de ski (qui paradoxalement, sont en manque). Et l’hiver, c’est aussi la saison des tempêtes à juste titre dénommées « hivernale » !
Il convient de noter que les Bretons sont davantage familiarisés avec la seconde option, plutôt qu’aux délices de la grande blanche. Certains se sont même gaussés de l’interdiction de transport scolaire et de la circulation des poids lourds dans tout le Finistère ! Il est vrai qu’en tant que plus grand département français, il a quand même eu sa part de verglas et de poudreuse. Prudence est mère poule, un peu, des fois…
Tempête Goretti
Ici, sur notre pointe, il a juste fait frais, un peu d’eau est tombée du ciel, accompagné d’un peu de vent et de pas mal de ciels bleus. J’en ai profité, avec l’Amoureuse, pour faire découvrir aux Allet qui nous rendaient visite, quelques lieux plus ou moins sauvages du coin et que j’affectionne particulièrement. Promesse d’une bonne dose d’air iodé.
Ils sont repartis ce matin après trois jours agréables et sympathiques, juste à l’heure des premières grosses rafales.
Tempête Goretti
Vers 16 heures, bravant les conseils (en l’occurrence justifié) de la préfecture de rester enfermé, je suis sorti pour observer le magnifique spectacle. Même si je sais que ce n’est pas prudent, voire inconscient, diront certains, c’est plus fort que moi. Ceux qui me suivent depuis longtemps savent comment ce genre d’événement météorologique me fascine ! La neige m’excite comme un gamin, avec l’orage, je suis comme aux spectacles et le déchaînement de la tempête, c’est juste grandiose !
Je n’ai pas sorti l’appareil photo, trop risqué. Il faut que je trouve une housse de protection adéquate, parce que, là, je suis un peu frustré.
J’ai quand même fait quelques vidéos avec le smartphone, garantie IP68 (étanchéité pour profondeur maximale de 6 mètres pendant 30 minutes maximum, ça devrait le faire !). Le vent dépassait déjà les 100 km/h, et c’était le pied, même si ce dernier avait des fois du mal à contrer la tempête !
Tempête Goretti
En rentrant, je me suis fait un grand café au lait bien chaud et j’ai allumé le poêle.
Il est 20 h 30 quand j’ai terminé d’écrire ce billet. Dehors, Goretti est au début de son paroxysme : les sites météo annoncent des rafales à 118 km/h à la pointe de Penmarc’h, à deux kilomètres d’ici. Il fait chaud, l’Amoureuse lit dans son fauteuil et moi, je suis bien.
Je suis souvent étonné du sens péjoratif que suggère le nom de certaines couleurs. Prenez le « glauque », qui désigne notamment le vert de la mer. Il est beau, ce vert-là. Je l’observe tous les jours, ou presque, et je l’aime !
D’après Wikipédia, ce n’est d’ailleurs qu’au début des années 80, que ce terme prend un sens péjoratif.
C’est également le cas pour « cramoisi », qui, à l’origine, décrit un beau rouge assez foncé, et qui servait à désigner une teinte particulière de tissus.
Est-ce par sa sonorité, ou plus simplement par la chose dont il est l’adjectif que le mot « cramoisi » sonne négativement à mon oreille ?
Tiens, par exemple, je peux vous dire que, grâce à quelques années de fréquentation de bistrots divers et variés, j’en ai vu des piliers de bar aux visages cramoisis, mais, à l’opposé, il ne me viendrait pas l’idée de vous parler du mur cramoisi de cette jolie maison en brique.
Il y a des mots qui ont deux vies : une correspond au sens du dictionnaire, l’autre à celui que la vox populi leur donne.
La voile,Sûrement le moyen de transport que je préfère. Je dois bien avouer que ce n’est pas le plus rapide, notamment pour mes allers-retours vers Paris ni le plus respectueux des horaires, puisqu’on peut facilement être au jour près…
Mais que c’est kiffant, dès que le vent souffle un peu.
Et vous me direz qu’en cas de tempête, ben on reste au port ; oui, bien sûr, mais comme le train, puisque la nouvelle norme de la SNCF c’est d’annuler les TGV quand la tempête menace…