Le calendrier de l’après d’Alana Semaine 23
02/06 : Résistant
Mon père, né en 1927, troisième enfant d’une fratrie de douze, était un jeune ado au moment de la Seconde Guerre mondiale. Il n’était pas de ceux qui se taisaient sur cette période, au contraire, il aimait à nous mettre en garde contre la bêtise de la guerre. J’avais une dizaine d’années quand il nous a emmenés sur les plages du débarquement, sans omettre de visiter les cimetières américains, mais aussi allemands ; dans une guerre, les morts sont des deux camps !
Un jour que je lui ai demandé si la famille avait été résistante, il m’avait répondu que tout dépendait de ce que l’on appelait résistant ! Pour lui, il y avait les résistants d’engagement, ceux qui dès le début étaient dans le combat, l’organisation. Il y avait aussi les résistants de circonstance, ceux qui le sont devenus plus ou moins par hasard, par exemple en sauvant des voisins juifs, ou en cachant du matériel ou des gens, et enfin les résistants de la dernière heure, très nombreux !
Mais la plupart des gens se contentaient d’essayer de juste vivre comme ils pouvaient en essayant d’éviter les ennuis.
En ce qui concerne ma grand-mère, sa manière de résister était de se promener avec trois de ses enfants, l’un vêtu de bleu, l’autre de blanc et le troisième de rouge…
Mon père m’a raconté aussi qu’il aimait aller à la pêche avec deux cannes à pêche et en mettre une sur chaque épaule quand il croisait des Allemands ; il aimait bien se promener avec Deux Gaules au nez et à la barbe de l’ennemie !
Voilà ! Si certaines personnes se demandent d’où vient mon humour…
En août 2019, en vacances dans le Vercors, j’ai emmené la Merveille visiter le musée de la résistance, histoire de dire qu’il ne faut pas oublier…




